Accueil Infos & Actu Encyclopédie Sites hébergés Association Recherche
Bienvenue sur le site de toutes les sphères de l'imaginaire.
Le javascript est nécessaire à l'affichage du menu dynamique.

  nooSFere >  Encyclopédie >  Jeunesse

Antiutopie

Un bonheur insoutenable / ill. Tibor Csernus
Ill. Tibor Csernus
Un Bonheur insoutenable
I. Levin / J'ai lu
          L'antiutopie (ou dystopie, ou distopie) : c'est, au sens étymologique du moins, l'inverse de l'utopie — donc un monde où tout va mal, où la population est malheureuse et asservie. La réalité littéraire montre en fait que la distopie est une utopie qui a mal vieilli, et mal tourné car l'utopie des uns est toujours l'antiutopie des autres.
          A titre d'exemple, la fameuse utopie Le voyage en Icarie, qui semblait idyllique il y a cent cinquante ans s'est à peu près réalisé dans la Chine communiste des années 50 : gymnastique obligatoire et collective, repas pris en commun, costume identique... Autrement dit, ce qui semble la société idéale à une époque donnée devient l'enfer peu de temps après.

          L'antiutopie (aussi sociale et politique que l'utopie) est un genre qui a fleuri au XXe siècle, car il illustrait souvent l'antagonisme est-ouest.
          Le modèle-type d'une antiutopie est un régime autoritaire dans lequel le bonheur est obligatoire, quasi programmé, soit génétiquement (Le meilleur des Mondes de Huxley, dont Gattaca, au cinéma, est une excellente illustration contemporaine) soit par d'autres moyens, linguistiques (1984 d'Orwell) en interdisant des activités dangereuses comme la lecture (Fahrenheit 451 de Bradbury) ou en promulguant des lois modifiant les comportements sociaux (Un bonheur insoutenable d'Ira Levin, Quand ton cristal mourra de Nolan et Johnson, etc.).

          Bien entendu, dans cette « fausse utopie  », un héros prend conscience de l'aliénation générale et son action — la lutte contre le système en place — est le moteur idéal du récit. Rien de plus simple, en fait, qu'une antiutopie — car quand le héros parvient à ses fins (parfois il échoue ), l'auteur se hâte de conclure, évitant soigneusement de montrer comment la société évolue... car on tend alors vers l'utopie. Et si le lecteur et l'auteur sont d'accord pour combattre l'abominable système en place, il devient délicat, une fois le système aboli, d'en imaginer un meilleur...

Quelques titres :

A partir de 8 ans

A partir de 11 ans

A partir de 14 ans

Pour approfondir :

La page dystopie de nooSFère
Écrire aux webmestres       © nooSFere, 1999-2012. Tous droits réservés.