Autres éditions
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Chroniques martiennes
(The martian chronicles, 1950
)
Traduction de Henri ROBILLOT
Illustration de Enki BILAL
GALLIMARD Jeunesse
,
coll. 1000 soleils
(2ème trimestre 1976)
catégorie / prix : nd
286
pages.
nd
(752
ü
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| Quatrième
de couverture
Les fusées calcinaient les champs rocailleux, changeaient la pierre en lave, le bois en charbon, l'eau en vapeur, le sable et la silice en une matière verte et vitreuse dont les éclats, un peu partout, reflétaient l'invasion comme des miroirs brisés. Les fusées arrivaient avec des roulements de tambour dans la nuit. Les fusées arrivaient comme des sauterelles, par vagues, soulevant d'énormes fleurs de fumée ardente. Et, des fusées, s'élançaient des hommes armés de marteaux pour façonner cet univers insolite à l'image de leur monde familier, en écraser toute l'étrangeté.
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| Sommaire
1 -
L'Été de la fusée
(Rocket Summer) pages 13 à 14
2 -
Ylla
(Ylla / I'll Not Look for Wine) pages 14 à 30
3 -
La Nuit d'été
(The Summer Night / The Spring Night) pages 31 à 33
4 -
Les Hommes de la Terre
(The Earth Men) pages 34 à 54
5 -
Le Contribuable
(The Taxpayer) pages 54 à 55
6 -
La Troisième expédition
(The Third Expedition / Mars Is Heaven!) pages 56 à 77
7 -
Et la lune toujours brillante
(And the Moon Be Still as Bright) pages 78 à 110
8 -
Les Pionniers
(The Settlers) pages 110 à 111
9 -
Le Matin vert
(The Green Morning) pages 111 à 117
10 -
Les Sauterelles
(The Locusts) pages 117 à 118
11 -
Rencontre nocturne
(Night Meeting) pages 118 à 128
12 -
Le Rivage
(The Shore) pages 128 à 129
13 -
Intérim
(Interim) pages 129 à 130
14 -
Les Musiciens
(The Musicians) pages 130 à 132
15 -
A travers les airs
(Way in the Middle of the Air) pages 132 à 149
16 -
Nommer les noms
(The Naming of Names) pages 150 à 151
17 -
Usher II
(Usher II) pages 151 à 171
18 -
Les Vieillards
(The Old Ones) pages 171 à 172
19 -
Le Martien
(The Martian) pages 172 à 189
20 -
La Boutique de bagages
(The Luggage Store) pages 189 à 191
21 -
La Morte-saison
(The Off Season) pages 191 à 206
22 -
Les Spectateurs
(The Watchers) pages 206 à 208
23 -
Les Villes muettes
(The Silent Towns) pages 208 à 222
24 -
Les Longues années
(The Long Years / Dwellers in Silence) pages 222 à 236
25 -
Il viendra des pluies douces
(There Will Come Soft Rains) pages 236 à 244
26 -
Le Pique-nique d'un million d'années
(The Million-Year Picnic) pages 245 à 257
27 - ANONYME, La Vie existe-t-elle ailleurs dans l'univers ? pages 259 à 276, Notes
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| Critiques des autres éditions
Edition DENOËL Présence du futur
Depuis sa parution en 1950, le recueil Chroniques martiennes divise critiques et lecteurs, à l'intérieur et à l'extérieur du petit monde de la SF. Pour les purs et durs, Bradbury se moque de la vraisemblance (pseudo)-scientifique et écrit de l'anti-SF. De l'autre côté des barbelés, on s'interroge sur cet apatride magnifique rédigeant de la SF comme on écrit de la littérature : ça de la SF ! Allons donc : trop bien écrit pour « en être ». En définitive, les sectaires des deux camps s'accordent sur un point : Ray Bradbury n'est pas un écrivain de SF. Ce qui — bien entendu — ne change en rien la vie de ceux qui, trop occupés à déguster, n'ont pas le temps de lire les étiquettes ! À deux années du cinquantenaire de cette œuvre fondatrice, un nouveau débat est lancé : les Chroniques martiennes ne seraient pas un recueil de nouvelles (comme chacun croyait le savoir) mais un roman. Qu'en penser ? Que répondre ? Rappeler que chaque pièce de ce recueil est une œuvre parfaitement autonome — écrite, publiée et lue en son temps comme telle ; ce qui ne contredit en rien l'évidence d'un projet global initial. Admettre que l'une s'enrichit par proximité avec les autres : bien sûr ! Que l'ensemble constitue désormais — mais pas systématiquement : des chroniques sont parfois reprises en anthologies, adaptées en BD ou en épisodes de séries TV — un tout cohérent dans son esthétique et sa thématique : autre évidence ! Penser que ce tout est supérieur à la somme de ses parts, pourquoi pas ? Mais rien dans ce qui précède n'autorise à qualifier de « roman » les Chroniques martiennes. Passer outre, c'est à mon sens nier la spécificité même de la SF : une littérature dont le vecteur idéal est la « forme courte ». Constat historique mais aussi « technique » — le genre s'est développé dans des périodiques. Certains auteurs souhaitant donner du souffle à leur œuvre (et la vendre deux fois...) ont inventé le « fix-up » : roman construit à partir de nouvelles autonomes mais exploitant un « fonds commun » (thématique, personnages, lieux) et suffisamment « ouvertes » pour être accrochées. Que l'on considère par exemple La Faune de l'espace de van Vogt comme un roman : oui. L'intégration des nouvelles originales a nécessité une réécriture partielle et un remaniement lourd. Mais décrire ces purs recueils de nouvelles que sont Demain les chiens, Fondation ou les Chroniques martiennes comme étant des « romans » : c'est à mon sens confondre feuilleton et série. Cette nouvelle édition des Chroniques Martiennes, on l'aura compris, est enrichie d'un copieux dossier à vocation pédagogique, réuni par Jacques Chambon. Si certaines de ses remarques et conclusions peuvent paraître contestables, son argumentation reste toujours très pointue, témoigne de son érudition et de la qualité de sa réflexion. Il s'agit là d'un travail éditorial remarquable et indispensable.
VALÉRY Francis
Première parution : 1/3/1998 dans
Galaxies
Mise en ligne le : 13/4/2009
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