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Ray BRADBURY


Couverture


Autres éditions

DENOËL, 1954
DENOËL, 1954
CLUB DU MEILLEUR LIVRE, 1955
CLUB DES AMIS DU LIVRE, 1964
DENOËL, 1966
LIVRE DE POCHE, 1968
DENOËL, 1970
DENOËL, 1973
CAL (Culture, Arts, Loisir), 1973
DENOËL, 1974
DENOËL, 1975
GALLIMARD Jeunesse, 1976
DENOËL, 1976
DENOËL, 1978
DENOËL, 1979
GALLIMARD Jeunesse, 1980
DENOËL, 1980
DENOËL, 1980
DENOËL, 1981
DENOËL, 1982
FRANCE LOISIRS, 1982
DENOËL, 1983
DENOËL, 1986
GALLIMARD Jeunesse, 1988
DENOËL, 1989
DENOËL, 1990
DENOËL, 1993
DENOËL, 1994
DENOËL, 1997
GALLIMARD, 2001
LIVRE DE POCHE, 2004
GALLIMARD, 2008

Chroniques martiennes   (The martian chronicles, 1950 )
Traduction de Henri ROBILLOT
Illustration de Jacques NOËL
DENOËL ,  coll. Présence du futur   N°1      (1er trimestre 1968)   catégorie / prix : nd
270 pages.      nd (752 ü )

Quatrième de couverture

Ray Bradbury et la presse
     Le plus significatif des auteurs de Science-Fiction est sans doute l'Américain Ray Bradbury qui fut le premier à révéler la poésie contenue dans cette source d'inspiration.
     (l'Express)

     « Chroniques martiennes », « L'homme illustré », des livres intelligents, féroces, d'une poésie bizarre, d'une violence satirique parfois admirable.
     Claude Roy

     Bradbury pulvérise, avec une extraordinaire bonne santé, notre éternel petit confort intellectuel.
     Henri-François Rey (France-Observateur)

     Un tel magicien de l'inattendu... Un analyste sévère des mœurs du siècle.
     Lucien Cuissard (La Croix)

     Ray Bradbury : le Marcel Aymé de la Science-Fiction.
     (Paris-Presse)

     sur le premier rabat de la jaquette :
Ray BRADBURY
     Celui que les Américains ont surnommé « le Roi sans couronne de la Science-Fiction », Ray Bradbury, connaît ces dernières années ses plus grands succès en France. Non seulement le nombre de ses lecteurs grandit sans cesse mais les fervents du cinéma l'ont découvert à travers FAHRENHEIT 451 que François Truffaut a porté à l'écran.
     Les amoureux du théâtre vont à leur tour entrer dans son univers étrange avec les CHRONIQUES MARTIENNES (adaptation dramatique de Louis Pauwels et Jean-Louis Barrault), mise en scène par Jean-Marie Serreau et Jean-Pierre Grandval dans des décors de Jacques Noël.

Sommaire

1 - L'Été de la fusée (Rocket Summer) pages 7 à 8
2 - Ylla (Ylla / I'll Not Look for Wine) pages 9 à 25
3 - La Nuit d'été (The Summer Night / The Spring Night) pages 26 à 28
4 - Les Hommes de la Terre (The Earth Men) pages 29 à 49
5 - Le Contribuable (The Taxpayer) pages 50 à 51
6 - La Troisième expédition (The Third Expedition / Mars Is Heaven!) pages 52 à 74
7 - Et la lune toujours brillante (And the Moon Be Still as Bright) pages 75 à 107
8 - Les Pionniers (The Settlers) pages 108 à 109
9 - Le Matin vert (The Green Morning) pages 110 à 116
10 - Les Sauterelles (The Locusts) pages 117 à 117
11 - Rencontre nocturne (Night Meeting) pages 118 à 128
12 - Le Rivage (The Shore) pages 129 à 130
13 - Intérim (Interim) pages 131 à 131
14 - Les Musiciens (The Musicians) pages 132 à 134
15 - A travers les airs (Way in the Middle of the Air) pages 135 à 152
16 - Nommer les noms (The Naming of Names) pages 153 à 154
17 - Usher II (Usher II) pages 155 à 175
18 - Les Vieillards (The Old Ones) pages 176 à 176
19 - Le Martien (The Martian) pages 177 à 194
20 - La Boutique de bagages (The Luggage Store) pages 195 à 196
21 - La Morte-saison (The Off Season) pages 197 à 212
22 - Les Spectateurs (The Watchers) pages 213 à 214
23 - Les Villes muettes (The Silent Towns) pages 215 à 228
24 - Les Longues années (The Long Years / Dwellers in Silence) pages 229 à 243
25 - Il viendra des pluies douces (There Will Come Soft Rains) pages 244 à 252
26 - Le Pique-nique d'un million d'années (The Million-Year Picnic) pages 253 à 265

Critiques des autres éditions

Edition DENOËL Présence du futur


     Depuis sa parution en 1950, le recueil Chroniques martiennes divise critiques et lecteurs, à l'intérieur et à l'extérieur du petit monde de la SF.

     Pour les purs et durs, Bradbury se moque de la vraisemblance (pseudo)-scientifique et écrit de l'anti-SF. De l'autre côté des barbelés, on s'interroge sur cet apatride magnifique rédigeant de la SF comme on écrit de la littérature : ça de la SF ! Allons donc : trop bien écrit pour « en être ». En définitive, les sectaires des deux camps s'accordent sur un point : Ray Bradbury n'est pas un écrivain de SF. Ce qui — bien entendu — ne change en rien la vie de ceux qui, trop occupés à déguster, n'ont pas le temps de lire les étiquettes !

     À deux années du cinquantenaire de cette œuvre fondatrice, un nouveau débat est lancé : les Chroniques martiennes ne seraient pas un recueil de nouvelles (comme chacun croyait le savoir) mais un roman.

     Qu'en penser ? Que répondre ?

     Rappeler que chaque pièce de ce recueil est une œuvre parfaitement autonome — écrite, publiée et lue en son temps comme telle ; ce qui ne contredit en rien l'évidence d'un projet global initial. Admettre que l'une s'enrichit par proximité avec les autres : bien sûr ! Que l'ensemble constitue désormais — mais pas systématiquement : des chroniques sont parfois reprises en anthologies, adaptées en BD ou en épisodes de séries TV — un tout cohérent dans son esthétique et sa thématique : autre évidence ! Penser que ce tout est supérieur à la somme de ses parts, pourquoi pas ?

     Mais rien dans ce qui précède n'autorise à qualifier de « roman » les Chroniques martiennes.

     Passer outre, c'est à mon sens nier la spécificité même de la SF : une littérature dont le vecteur idéal est la « forme courte ». Constat historique mais aussi « technique » — le genre s'est développé dans des périodiques.

     Certains auteurs souhaitant donner du souffle à leur œuvre (et la vendre deux fois...) ont inventé le « fix-up » : roman construit à partir de nouvelles autonomes mais exploitant un « fonds commun » (thématique, personnages, lieux) et suffisamment « ouvertes » pour être accrochées. Que l'on considère par exemple La Faune de l'espace de van Vogt comme un roman : oui. L'intégration des nouvelles originales a nécessité une réécriture partielle et un remaniement lourd. Mais décrire ces purs recueils de nouvelles que sont Demain les chiens, Fondation ou les Chroniques martiennes comme étant des « romans » : c'est à mon sens confondre feuilleton et série.

     Cette nouvelle édition des Chroniques Martiennes, on l'aura compris, est enrichie d'un copieux dossier à vocation pédagogique, réuni par Jacques Chambon. Si certaines de ses remarques et conclusions peuvent paraître contestables, son argumentation reste toujours très pointue, témoigne de son érudition et de la qualité de sa réflexion. Il s'agit là d'un travail éditorial remarquable et indispensable.

VALÉRY Francis

Première parution : 1/3/1998
dans Galaxies
Mise en ligne le : 13/4/2009


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