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Chroniques martiennes
(The martian chronicles, 1950
)
Traduction de Henri ROBILLOT
Illustration de Marie-Christine FOREST
DENOËL
,
coll. Présence du futur
N°1
(septembre 1989)
286
pages.
2-207-30001-3
(752
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| Quatrième
de couverture
« J'ai toujours voulu voir un Martien, dit Michael. Où ils sont, p'pa ? Tu avais promis. — Les voilà« , dit papa. Il hissa Michael sur son épaule et pointa un doigt vers le bas. Les Martiens étaient là. Timothy se mit à frissonner. Les Martiens étaient là — dans le canal — réfléchis dans l'eau. Timothy, Michael, Robert, papa et maman. Les Martiens leur retournèrent leurs regards durant un long, long moment de silence dans les rides de l'eau... »
Né en 1920, Ray Bradbury s'impose à la fin des années 40 comme un écrivain majeur, avec la parution d'une série de nouvelles oniriques et mélancoliques, plus tard réunies sous le. titre de Chroniques martiennes. Publié en 1953, Fahrenheit 451, qui finit 'asseoir la réputation mondiale de l'auteur, sera porté à l'écran par François Truffaut.
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| Sommaire
1 -
L'Été de la fusée
(Rocket Summer) pages 7 à 8
2 -
Ylla
(Ylla / I'll Not Look for Wine) pages 9 à 25
3 -
La Nuit d'été
(The Summer Night / The Spring Night) pages 26 à 28
4 -
Les Hommes de la Terre
(The Earth Men) pages 29 à 49
5 -
Le Contribuable
(The Taxpayer) pages 50 à 51
6 -
La Troisième expédition
(The Third Expedition / Mars Is Heaven!) pages 52 à 74
7 -
Et la lune toujours brillante
(And the Moon Be Still as Bright) pages 75 à 107
8 -
Les Pionniers
(The Settlers) pages 108 à 109
9 -
Le Matin vert
(The Green Morning) pages 110 à 116
10 -
Les Sauterelles
(The Locusts) pages 117 à 117
11 -
Rencontre nocturne
(Night Meeting) pages 118 à 128
12 -
Le Rivage
(The Shore) pages 129 à 130
13 -
Intérim
(Interim) pages 131 à 131
14 -
Les Musiciens
(The Musicians) pages 132 à 134
15 -
A travers les airs
(Way in the Middle of the Air) pages 135 à 152
16 -
Nommer les noms
(The Naming of Names) pages 153 à 154
17 -
Usher II
(Usher II) pages 155 à 175
18 -
Les Vieillards
(The Old Ones) pages 176 à 176
19 -
Le Martien
(The Martian) pages 177 à 193
20 -
La Boutique de bagages
(The Luggage Store) pages 194 à 195
21 -
La Morte-saison
(The Off Season) pages 196 à 211
22 -
Les Spectateurs
(The Watchers) pages 212 à 214
23 -
Les Villes muettes
(The Silent Towns) pages 215 à 228
24 -
Les Longues années
(The Long Years / Dwellers in Silence) pages 229 à 243
25 -
Il viendra des pluies douces
(There Will Come Soft Rains) pages 244 à 252
26 -
Le Pique-nique d'un million d'années
(The Million-Year Picnic) pages 253 à 265
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| Critiques des autres éditions
Edition DENOËL Présence du futur
Depuis sa parution en 1950, le recueil Chroniques martiennes divise critiques et lecteurs, à l'intérieur et à l'extérieur du petit monde de la SF. Pour les purs et durs, Bradbury se moque de la vraisemblance (pseudo)-scientifique et écrit de l'anti-SF. De l'autre côté des barbelés, on s'interroge sur cet apatride magnifique rédigeant de la SF comme on écrit de la littérature : ça de la SF ! Allons donc : trop bien écrit pour « en être ». En définitive, les sectaires des deux camps s'accordent sur un point : Ray Bradbury n'est pas un écrivain de SF. Ce qui — bien entendu — ne change en rien la vie de ceux qui, trop occupés à déguster, n'ont pas le temps de lire les étiquettes ! À deux années du cinquantenaire de cette œuvre fondatrice, un nouveau débat est lancé : les Chroniques martiennes ne seraient pas un recueil de nouvelles (comme chacun croyait le savoir) mais un roman. Qu'en penser ? Que répondre ? Rappeler que chaque pièce de ce recueil est une œuvre parfaitement autonome — écrite, publiée et lue en son temps comme telle ; ce qui ne contredit en rien l'évidence d'un projet global initial. Admettre que l'une s'enrichit par proximité avec les autres : bien sûr ! Que l'ensemble constitue désormais — mais pas systématiquement : des chroniques sont parfois reprises en anthologies, adaptées en BD ou en épisodes de séries TV — un tout cohérent dans son esthétique et sa thématique : autre évidence ! Penser que ce tout est supérieur à la somme de ses parts, pourquoi pas ? Mais rien dans ce qui précède n'autorise à qualifier de « roman » les Chroniques martiennes. Passer outre, c'est à mon sens nier la spécificité même de la SF : une littérature dont le vecteur idéal est la « forme courte ». Constat historique mais aussi « technique » — le genre s'est développé dans des périodiques. Certains auteurs souhaitant donner du souffle à leur œuvre (et la vendre deux fois...) ont inventé le « fix-up » : roman construit à partir de nouvelles autonomes mais exploitant un « fonds commun » (thématique, personnages, lieux) et suffisamment « ouvertes » pour être accrochées. Que l'on considère par exemple La Faune de l'espace de van Vogt comme un roman : oui. L'intégration des nouvelles originales a nécessité une réécriture partielle et un remaniement lourd. Mais décrire ces purs recueils de nouvelles que sont Demain les chiens, Fondation ou les Chroniques martiennes comme étant des « romans » : c'est à mon sens confondre feuilleton et série. Cette nouvelle édition des Chroniques Martiennes, on l'aura compris, est enrichie d'un copieux dossier à vocation pédagogique, réuni par Jacques Chambon. Si certaines de ses remarques et conclusions peuvent paraître contestables, son argumentation reste toujours très pointue, témoigne de son érudition et de la qualité de sa réflexion. Il s'agit là d'un travail éditorial remarquable et indispensable.
VALÉRY Francis
Première parution : 1/3/1998 dans
Galaxies
Mise en ligne le : 13/4/2009
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