Edition UGE (Union Générale d'Éditions), 10/18 (1976)
Plutôt que de déflorer le plaisir de ceux qui ne connaissent pas encore ce beau texte, et de rabâcher ce que les vieux lecteurs de FICTION connaissent depuis juin 1962, un « collage » à la manière de mon ami Guiot : « On pourra, par exemple, revoir agir les seins longtemps après qu'on les aura perdus ». LE RADICAL, 30 décembre 1895. « Eterniser une seule heure de l'amour — la plus belle — oh ! l'arrêter au passage, la fixer et s'y définir ! y incarner son esprit et son dernier vœu ! ne serait-ce donc point le rêve de tous les êtres humains ? » Villiers de l'Isle — Adam, l'Eve future. « L'horreur que certains peuples éprouvent à être représentés en images repose sur la croyance selon laquelle, lorsque l'image d'une personne se forme, son âme passe dans l'image, et la personne meurt ». Adolfo Bioy Casares. « Le cinéma est un phénomène dont on néglige depuis trop longtemps les affinités avec la mort. » Norman Mailer. THEME(S) : 1) (en parodiant Lord Acton) : Si le cinéma tue un peu, le cinéma absolu tue absolument. 2) (en lisant Sparkenbroke de Charles Morgan) : art, amour et mort. SCHEME : le triangle parcouru deux fois : l'amour menacé par la mort se réfugie, se réifie dans l'art ; cet art inspire un nouvel amour, qui ne peut se consommer qu'en rejoignant l'art par la mort.
George W. BARLOW Première parution : 1/11/1976 dans Fiction 274 Mise en ligne le : 2/4/2013
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