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Fiche livre |  |
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Quatrième de couverture |  |
D'une ligne diffuse occultant quelque étoile, l'Anneau-Monde se mua doucement en un mur noir. Un mur haut de mille cinq cents kilomètres, apparemment lisse à cause de la vitesse relative. A huit cents kilomètres d'eux, emplissant quatre-vingt dix degrés de l'espace, le mur défilait à la vitesse prodigieuse de douze cent cinquante kilomètres/seconde, ses arêtes convergeant vers l'infini des deux côtés de l'univers, et de chacun des points de convergence, à l'infini, une mince ligne bleu ciel s'élançait tout droit. Regarder vers le point de convergence, c'était entrer dans un autre univers, un univers de lignes droites variables, d'angles droits et d'abstractions géométriques. Hypnotisé, Louis fixait le point de disparition. Quel point était-ce, l'origine ou la fin ?
A trente-cinq ans, Larry Niven apparaît comme le leader d'un renouveau de la science-fiction scientifique. Ses space-operas marqués par un foisonnement d'idees originales et une incontestabIe rigueur scientifique composent une énorme histoire des temps à venir, la chtonique de l'Espace Connu. L'ANNEAU-MONDE a obtenu le prix Hugo international du meilleur roman de science-fiction.
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Sommaire |  |
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Prix obtenus |  |
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Critiques |  |
On a tous nos bêtes noires. Pour certains, ce sont les Dick, Disch ou autres Zelazny. Pour moi, des gens comme Gordon Dickson ou Larry Niven tiennent fort honorablement ce rôle. Le propre des bêtes noires est qu'on ne peut pas en parler en étant de bonne foi. Je dirai donc, avec la plus mauvaise foi du monde, que ce livre est infantile, inutile, illisible, insupportable, interminable, indéfendable, indécrottable, incommensurablement imbuvable et indissolublement imbécile. Et j'ajouterai, pour être objectif ( ? ? ?), qu'il a reçu en 1971 le Hugo du meilleur roman de l'année aux Etats-Unis. Vous voyez bien qu'il ne faut pas m'écouter... Serge BERTRAND Première parution : 1/8/1973 dans Fiction 236 Mise en ligne le : 28/10/2002
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Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition MNÉMOS, Icares (2005)
Le jour de ses deux cents ans, Louis Wu est contacté par un Marionnettiste de Pierson, extraterrestre bicéphale, qui l'invite à rejoindre une expédition multiraciale, chargée d'explorer un artefact spatial aux dimensions stellaires, anneau-monde orbitant autour d'un soleil. Cet objet singulier pourrait bien être la clé d'une menace qui pèse sur la galaxie et annonce un exode massif des créatures intelligentes. Dans cette affaire, le terrien s'embarque avec le Marionnettiste, créature cyclothymique et manipulatrice, considéré comme fou sur sa propre planète, mais aussi avec un Kzin, félin orange au caractère exécrable, issu d'un peuple ennemi juré de l'Humanité, ainsi qu'avec une femme dont il vient tout juste d'en faire sa maîtresse et qui, par la plus étrange des coïncidences — mais en est-ce bien une ? — se trouve figurer sur la liste des personnes pressenties pour l'inquiétant voyage aux confins de l'espace. En dépit d'une ampleur propre au genre, les distances stellaires et la vastitude de l'artefact — mille milliards d'humains pourraient y vivre largement à leur aise — , Niven met en place une sorte d'huis clos psychologique où le suspens tient moins au mystère de l'artefact qu'à l'évolution des interactions entre les personnages ainsi qu'aux motivations et enjeux de l'expédition même. Lorsque les différences engendrent la peur et poussent des êtres dissemblables à se battre, rien de tel qu'un péril commun pour les amener à une coopération, premier jalon vers une cohabitation pacifique. L'Anneau-monde est un livre profond, où il est question de l'évolution, du hasard piloté et de l'émergence, mais c'est aussi un livre drôle, parfois même désopilant, qui s'appuie cependant sur une culture et une vision scientifiques aiguës. Un chef-d'œuvre, il va sans dire — publié pour la première fois en 1970, il n'a pas pris une ride — , qu'il convient de relire ou de découvrir, ne serait-ce que pour comprendre ce que lui doivent des œuvres actuelles comme Omale, de Laurent Genefort ou Mondes et démons d' Aguilera.
Jonas LENN Première parution : 1/9/2005 dans Galaxies 38 Mise en ligne le : 29/1/2009
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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