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Rome doit être détruite

Pierre BARBET

Cycle : Setni enquêteur temporel  vol.

Illustration de Les EDWARDS
FLEUVE NOIR, coll. Anticipation n° 1254, dépôt légal : septembre 1983
192 pages, catégorie / prix : nd, ISBN : 2-265-02394-9
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Setni, l'as des agents temporels, est chargé par les Grands Cerveaux de résoudre une nouvelle énigme : malgré tous les réglements en vigueur, des enfants venus d'outre-temps sont adoptés par des familles stériles. Ainsi sera régénérée la race pollucienne moribonde.
     Maigre indice : le signe de Tanit permet de déterminer l'origine de ces déportés : ils vivaient à l'époque de la seconde guerre punique.
     Setni, enrôlé dans l'armée carthaginoise, en suit tout le périple, traverse les Alpes, afin de découvrir les indices qui permettront de démasquer les trafiquants de chair humaine.
     Contrairement à l'Histoire, ces transfuges ont amené Hannibal à attaquer Rome après sa victoire de Cannes. Setni les mettra-t-il hors d'état de nuire, tout en rendant la chronologie conforme à celle de Tite-Live ? La merveilleuse Maïcha l'empêchera-t-elle d'accomplir son devoir

 
    Critiques    
     C'est la première enquête temporelle de Setni, un héros qui, n'en doutons pas, fera l'objet d'une série, une de plus... Barbet a bien sûr louché vers Poul Anderson en lâchant son envoyé des Grands Cerveaux en 218 avant J.-C., au moment où Hannibal s'apprête à foncer vers Rome avec ses éléphants. Motif de l'intervention : un trafic d'enfants arrachés au passé, dans le but de renouveler le patrimoine génétique des hommes du futur.
     Bien documenté en histoire antique, l'auteur nous fait revivre toute la campagne des Carthaginois, jusqu'au moment où ils arrivent devant Rome... Et c'est là précisément où le bât blesse : ce n'est pas un roman, c'est un livre d'histoire ; car Barbet, hélas, n'est pas Flaubert ni Théophile Gautier, et ses rares effets de style (changement de temps, efforts poétiques et érotiques) tombent à plat, ou y restent. Surtout, il faut attendre les toutes dernières pages pour que l'altération du passé (la victoire d'Hannibal) se fasse sentir : pour un peu, il n'y aurait pas de SF du tout. Mais, comme on en reste à cette vision des hordes de Carthage campant dans la Ville Eternelle, il se crée un suspens quant à la suite attendue. Espérons qu'elle sera plus parallèle...


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/2/1984
dans Fiction 348
Mise en ligne le : 1/12/2005


 
Base mise à jour le 16 juin 2013.
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