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Quatrième de couverture |  |
« Tu étais jeune, très beau, très insolent, tu ne savais rien. Tu écrivais des histoires d’aventures qui te mettaient en scène. Tu étais Jaël de Kherdan, d’une noblesse mystérieuse, écrivain, duelliste, et amant par passion. »
Libertin, bretteur, Casanova imaginaire, écrivain, menteur, tel est Jaël de Kherdan... Jeunes filles en fleur ou dames aux moeurs légères, les femmes l'aiment et l'entraînent tour à tour dans leurs jardins secrets. Éva la lunaire, Léora la solaire, la magicienne Kirsten, Mademoiselle Belle, Sara la bravache... Toutes ont succombé à son verbe et à son charme. Mais quand la fête tourne au cauchemar, quand l'amour mène aux larmes et le sexe à la souffrance, Jaël s'enfuit toujours, pour recommencer ailleurs, autre part, une nouvelle histoire. De songe en songe, le rêve et la réalité se confondent dans cette fantasie légère et élégante où jeux de miroir et de plume s'entremêlent pour un plaisir de tous les sens.
Après le très remarqué Cleer (Denoël, 2010), Laurent Kloetzer retrouve son personnage fétiche, Jaël de Kherdan, héros de Mémoire vagabonde (Prix Julia Verlanger, 1998). Petites Morts narre ses amours contrariées et ses extraordinaires aventures en cinq actes et quatre tableaux. Un récit doux-amer porté par une prose raffinée qui emprunte son cadre au XVIIIe siècle et plonge ses racines dans les grands mythes littéraires.
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Sommaire |  |
| 1 - La Magicienne - 1, pages 9 à 23 | | 2 - Éva, pages 25 à 85 | | 3 - La Magicienne - 2, pages 87 à 90 | | 4 - Mademoiselle Belle, pages 91 à 135 | | 5 - La Magicienne - 3, pages 137 à 139 | | 6 - L'Orage, pages 141 à 173 | | 7 - Toujours être ailleurs, pages 175 à 210 | | 8 - Immacolata, pages 211 à 278 | | 9 - La Magicienne - 4, pages 279 à 280 | | 10 - Note de l'auteur, pages 281 à 281, Notes |
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Critiques |  |
Écrivain et libertin, Jaël de Kerdhan parcourt le monde à la recherche de conquêtes féminines. Quand il n’est pas convoqué en duel par les frères d’une de ses amantes voulant laver l’honneur de leur famille, il se livre à des jeux étranges et macabres en compagnie de la noblesse décadente d’une Renaissance imaginaire. Mais vit-il réellement toutes ses aventures ? N’y a-t-il pas une part de rêve ou d’invention dans ses pérégrinations ? Il aura donc fallu quinze ans à Laurent Kloetzer pour revenir au personnage de son premier livre, Mémoire vagabonde, et lui faire traverser de nouvelles épreuves. Au travers des cinq récits composant Petites morts, l’auteur déconstruit l’esprit de son narrateur pour le conduire la où on ne l’attend pas. Ce qui commence comme une histoire classique mêlant sexe et mort avec un héros trop séducteur pour être honnête (il lui suffit, à quelques exceptions près, de se présenter devant une femme pour qu’elle tombe à ses pieds) devient petit à petit autre chose. Les faits présentés au lecteur sont rapidement brouillés par les rêves, perturbant la fantasy comme Philip K. Dick utilisait les altérations de réalité pour déranger sa science-fiction. Alors, évidemment, cela complique la lecture. On peut d’un paragraphe à l’autre passer d’un rêve à la réalité sans indication claire, ce qui impose une certaine gymnastique et risque de perdre les lecteurs plus habitués à David Gemmell qu’à Gene Wolfe. Et le twist central provoque un changement radical de compréhension du récit. Certains éléments peuvent paraître incongrus, voire faux avant de trouver ensuite une explication. Mais lorsque l’on commence à voir où l’écrivain veut en venir, que les briques se mettent en place, on ne peut que s’émerveiller devant la construction, et l’on a envie de tout relire pour percevoir différemment les premières nouvelles. Le recueil devient alors un ouvrage bien supérieur à la somme de ses textes. Récit dérangeant à multiples facettes, Petites morts (le titre lui-même dévoile tous ses sens au fil de la lecture) part d'une fantasy classique pour devenir une brillante réflexion sur l’identité et la réalité. Bravo Monsieur K ! René-Marc DOLHEN Première parution : 21/3/2012 nooSFere
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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