 |
Quatrième de couverture |  |
La premier martien sera un homme : un cosmonaute, Roger Torraway, que l'on transforme chirurgicalement afin de l'adapter aux conditions de vie sur Mars. Mi-chair mi-machine, métamorphosé dans son apparence même, Torraway est le premier d'une race incertaine entre l'homme et le cyborg. Mais peut-on se permettre de jouer impunément avec le matériau humain ? L'Homme-Plus se sent-il encore lié au sort de l'humanité ? Et quelle est la force mystérieuse qui infléchit subtilement le cours de l'expérience ? Dans ce nouveau roman, Frederik Pohl nous offre une version inattendue (et prophétique ?) du héros traditionnel de la science-fiction : le cosmonaute, monstre de Frankenstein.
|
 |
Prix obtenus |  |
 |
Cité dans les pages thématiques suivantes : |  |
 |
Cité dans les listes thématiques des oeuvres suivantes : |  |
 |
Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes : |  |
 |
Critiques |  |
Intégration de la politique-fiction à la hard-science (le tout réconcilié sans doute au sein de la fiction-spéculative), ce très récent roman de Pohl raconte par le menu l'entraînement d'un cosmonaute pour une survie de longue durée sur la planète Mars, où le président des Etats-Unis, pour des raisons pas très évidentes pour le lecteur (mais pour l'auteur ?...) veut l'envoyer, avant le déclenchement d'une possible guerre nucléaire. Le récit acquiert sa dimension tragique (sans laquelle il ne serait qu'un « documentaire-fiction ») par le fait que le volontaire, afin de satisfaire à sa mission, est charcuté d'abominable façon (il est castré, doté d'yeux et d'un épiderme artificiels, etc.), devient un cyborg, certes adapté à la vie sur Mars, mais qui n'a pratiquement plus rien d'humain. Hommage ambigu à la « conquête de l'espace » (le point de vue de l'auteur change nettement entre le début de l'histoire, où il nous fait partager l'horreur de cette déshumanisation, et sa fin, où il nous convainc de l'ivresse qu'éprouve Torraway dans l'environnement martien où son corps transformé fonctionne à merveille), ce roman est le meilleur Pohl en solo : la solidité de sa construction, la crédibilité du documentaire, le fouillé des psychologies forment un ensemble passionnant. Dommage que l'auteur se soit cru obligé d'ajouter une chute à double-détente vaguement dickienne, qui n'ajoute à cette étouffante épopée en chambre pressurisée qu'un inutile point d'interrogation.
Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire) Première parution : 1/7/1977 dans Fiction 282 Mise en ligne le : 1/4/2012
|
|
Base mise à jour le
17 mai 2013.
|