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Fiche livre |  |
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Quatrième de couverture |  |
La chose d'un autre monde, par deux fois portée à l'écran, est une de ces nouvelles célèbres que vous trouverez dans ce recueil dû à l'homme qui a révolutionné la science-fiction américaine. Non seulement par son oeuvre personnelle, mais aussi parce qu'il lança Isaac Asimov, A.E. Van Vogt, Robert Heinlein, Frank Herbert et des dizaines d'autres géants de la science-fiction dans la revue dont il était le rédacteur en chef, Astounding Science Fiction. John Campbell inventa les Trois lois de la robotique dont il fit cadeau à Isaac Asimov. Il fut un visionnaire, un poète cosmique, un romantique scientifique. Un important dossier critique et une bibliographie complète de l'auteur font de ce livre un ouvrage de référence en même temps qu'une introduction à l'âge d'or de la science-fiction américaine.
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Sommaire |  |
| 1 - Gérard KLEIN, Préface à l'édition de l'an 2000, pages 7 à 16, Préface (lire ce texte en ligne) | | 2 - Joseph ALTAIRAC & Francis VALÉRY, Alors vint John Campbell, pages 17 à 31, Préface | | 3 - La Bête d'un autre monde (Who goes there ?), pages 35 à 120, trad. Alain GLATIGNY | | 4 - Cécité (Blindness), pages 120 à 144, trad. Alain GLATIGNY | | 5 - Points de friction (Frictional losses), pages 145 à 183, trad. Alain GLATIGNY | | 6 - Suicide (Dead knowledge), pages 183 à 224, trad. Alain GLATIGNY | | 7 - Élimination (Elimination), pages 224 à 253, trad. Alain GLATIGNY | | 8 - Crépuscule (Twilight), pages 253 à 286, trad. Alain GLATIGNY | | 9 - Le Ciel est mort (Night), pages 286 à 319, trad. Alain GLATIGNY | | 10 - L'Histoire d'Aesir, pages 319 à 453, trad. Michel DEUTSCH & Francis VALÉRY | | 11 - QUARANTE-DEUX, Bibliographie, pages 471 à 475, Bibliographie |
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Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes : |  |
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Adaptations (cinéma, télévision, théâtre, radio, jeu vidéo, ...) |
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Critiques |  |
La lecture de ce livre (enrichi d'un très fort appareil critique) est indispensable. Car lire un recueil de nouvelles de John W. Campbell, c'est tout d'abord se replonger dans l'âge d'or de la science-fiction, et en redécouvrir tous les thèmes importants : robots, invasion extraterrestre, exploration spatiale, voyage dans le temps, quête du héros. Lire un recueil de Campbell, c'est ensuite renouer avec le rationalisme en honneur à l'époque : l'auteur sait comment, à partir d'un problème exposé clairement, y apporter une solution carrée, qui ne souffre aucune erreur de logique. Voir par exemple la première nouvelle de ce recueil, la plus connue aussi, La bête d'un autre monde (qui inspira Howard Hawks et John Carpenter pour « La chose d'un autre monde »), dans laquelle une station polaire est confrontée à une créature extraterrestre capable de prendre l'apparence de n'importe quel être, humain ou animal. Dans ces conditions, comment la débusquer ? Ce côté rationnel, l'auteur le développera également durant les longues années où il exercera la fonction de rédacteur en chef d'Astounding. Lire un recueil de Campbell, c'est enfin (re)découvrir un auteur éminemment humain. On oublie trop souvent que ses personnages ne sont pas de simples pantins lui permettant de planter ses intrigues. Les héros — qui sont d'ailleurs davantage des anti-héros — pleurent, se posent des questions, bref vivent, comme ce savant qui sacrifie tant à la science qu'il ne voit pas la société évoluer autour de lui. C'est peut-être aussi l'un des principaux enseignements de ce recueil : la méfiance de Campbell envers la science aveugle, celle qui ne se soucie que de résultats sans considérations éthiques. Humaniste, Campbell ? Définitivement. Bruno PARA (lui écrire) Première parution : 2/5/2001 nooSFere
John W. Campbell, outre sa carrière d'écrivain, est surtout connu pour avoir dirigé le pulp Astounding Science Fiction. En exigeant plus de rigueur des auteurs qu'il publiait, il a marqué un tournant décisif dans l'histoire de la science-fiction. Ce recueil, un « classique », se compose de huit nouvelles des années trente. Cette édition est de plus complétée par une préface de Gérard Klein, une introduction de Joseph Altairac et Francis Valéry, un dossier, une bibliographie, un index... Ce travail très complet permet de bien situer l'œuvre dans son contexte. Dans la première nouvelle, La Bête d'un autre monde, une expédition scientifique en Antarctique met à jour une forme de vie totalement inconnue sur Terre, conservée dans un bloc de glace. Dans cette atmosphère confinée, les tensions s'exacerbent et l'angoisse gagne rapidement tous les membres de l'expédition. Cette nouvelle joue beaucoup sur la psychologie des personnages et sur leurs différentes réactions face au danger. Dans Cécité, un vieux savant embarque dans une fusée avec son assistant pour s'approcher du Soleil car il espère résoudre ainsi les problèmes énergétiques de la Terre. Campbell revisite ici le mythe d'Icare. Points de friction a pour cadre un monde post-apocalyptique. La Terre a en effet subi une violente invasion extra-terrestre. Les humains semblent s'être résignés mais, seul, un scientifique croit encore pouvoir sauver la planète ; il fouille inlassablement les décombres pour réunir des miettes de la technologie disparue dans l'espoir de fabriquer enfin une arme efficace. Suicide, l'une des meilleures nouvelles du recueil, relate l'arrivée de trois astronautes sur une planète abandonnée, dont tous les habitants paraissent s'être donné la mort au même moment. Fonctionnant là aussi sur le ressort de la psychologie des personnages, c'est une nouvelle touchante et évocatrice. Élimination propose une réflexion sur le temps et les univers parallèles. Un groupe d'amis a en effet découvert comment voir le futur... Dans Crépuscule, le narrateur prend en auto-stop un étrange passager qui déclare venir d'une autre époque. C'est l'occasion pour Campbell de décrire sa vision de l'avenir lointain. Dans Le ciel est mort, un pilote contemple le destin de l'univers. Dans le sillage de Crépuscule, cette nouvelle propose une version pessimiste du destin de l'humanité. Enfin, L'histoire d'Aesir confronte les Terriens à une race d'extraterrestres — qui compte cinq femelles pour un mâle — organisée en matriarcat. Mais les hommes rechignent à se plier à ce modèle... Le ciel est mort est un recueil fort intéressant, qui a cependant beaucoup vieilli. Les nouvelles reposent essentiellement sur l'idée scientifique, malheureusement au détriment du style et des personnages. Les récits sont également assez lents. Il n'en reste pas moins qu'il s'agit d'une étape importante dans l'histoire de la SF. De ce point de vue, l'apport des commentateurs est vraiment utile pour mettre cet aspect en lumière. Pour un lecteur d'aujourd'hui, Le ciel est mort peut inspirer soit une curiosité historique, soit un sentiment de nostalgie. Marie-Laure VAUGE Première parution : 1/3/2001 dans Galaxies 20 Mise en ligne le : 3/6/2002
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Critiques des autres éditions ou de la série |  |
Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain - Classiques (1992)
(extrait de la critique de Ne vous retournez pas / Pocket)
La science-fiction honore ses classiques La SF américaine a-t-elle connu un âge d'or ? On peut le croire, en relisant Catherine L. Moore, Henry Kuttner et John W. Campbell.
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Autre figure incontournable de la SF : John W. Campbell (1910-1971), auquel un Classique de la collection Ailleurs et Demain vient d'être consacré. Campbell ne fut pas que le rédacteur charismatique de Astounding Science-Fiction, qui lança Asimov, Heinlein et Sturgeon. Ses talents d'auteur de fiction sont également indéniables, comme en témoignent Le ciel est mort et ses autres nouvelles. Ses biographes, Joseph Altairac et Francis Valéry, vont même jusqu'à déclarer : « La science-fiction campbellienne est la science-fiction ».
François ROUILLER Première parution : 25/11/1992 24 heures Mise en ligne le : 10/11/2000
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Base mise à jour le
16 juin 2013.
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