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Quatrième de couverture |  |
Après un cataclysme mondial, ce qui reste de l'humanité vit en communauté pacifique et soumise à l'intérieur de la Maison, lieu hermétiquement clos dont les nombreuses Ailes sont situées sur des planètes différentes et reliées entre elles par une espèce de métro, le « subspatial », permettant des translations presque instantanées. Sur cette société veille la Famille, composée de clones ou doubles d'un spécimen unique. Le chef de cette famille dirigeante est appelé le Relais. Chaque fois qu'un clone meurt de mort violente, il passe le relais au suivant et sa personnalité s'intègre à celle de son successeur, qui devient ainsi le dépositaire des qualités et des connaissances de tous ceux qui l'ont précédé. Après chaque « sacrifice », le nouveau Relais insère dans le tableau d'une console de commande la Fiche correspondant à son prédécesseur. Mais un certain Mr Black lance une vendetta cosmique contre la Famille, et voilà le clone n° 8 obligé de retirer la Fiche 7 de son logement. Il met ainsi en branle une machinerie diabolique qui ne s'arrêtera qu'au retrait de la Fiche 1.
L'auteur. Né le 13 mai 1937 à Cleveland, Ohio, Roger Zelazny a fait des études à l'université de Columbia. Ancien secrétaire général de l'Association des Ecrivains de science-fiction des Etats-Unis, il a été deux fois lauréat du prix Nébula et du prix Hugo.
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Critiques |  |
Quand la non-violence et l'amour du prochain débouchent sur l'éco-fascisme et transforment la société en une triste machinerie refermée sur elle-même. Il n'y a plus d'assassins, mais comme tout le monde est déjà mort, ça revient au même. Un roman avec une idée excitante à chaque page. Des envolées lyriques à couper le souffle. Une intrigue solide, des tas de coups de théâtre et du suspense. Et une réflexion pertinente sur les rapports entre les gens : vaut-il mieux un peu de violence, dans un environnement mal contrôlé qu'un troupeau d'humains heureux, façonnés à coups de tranquillisants ? Ira Levin, dans « Un bonheur insoutenable » (J'ai Lu) répond de la même façon à la question : le bien suprême, c'est la liberté de choisir, même s'il faut, pour cela, supporter quelques bavures. Au-delà de cette interrogation, Zelazny pose clairement la question du pouvoir. Personne n'a le droit de décider à la place des gens, même pour leur bien. Toutes les sociétés fascistes de l'histoire ont prétendu faire le bonheur des gens... malgré eux. Un grand cri libertaire traverse ce texte, un des romans les plus importants de Zelazny. Le droit de choisir soi-même sa vie : si les sociétés occidentales respectaient un peu plus ce droit, on peut penser que ça irait mieux dans nos chaumières.
Bernard BLANC (lui écrire) Première parution : 1/7/1977 dans Fiction 282 Mise en ligne le : 1/4/2012
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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