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Resident Evil

Thomas DAY

Science Fiction  - Cycle : Resident Evil vol.

DENOËL, coll. Lunes d'Encre n° (31), dépôt légal : mars 2002
240 pages, catégorie / prix : 8 €, ISBN : 2-207-25360-0
Couverture

    Quatrième de couverture    
     Enterrée profondément sous la ville de Raccoon City, la Ruche est un complexe scientifique ultra-secret appartenant à la multinationale Umbrella Corporation. Au sein de ses laboratoires travaillent cinq cent trente-trois informaticiens et chercheurs en virologie. Aujourd'hui, à 15 h. 16 heure locale, le complexe a été attaqué. Il n'y a aucun survivant. Qui est à l'origine de cet effroyable carnage ? C'est ce que doit découvrir le commando STAR, une équipe de soldats surentraînés dépêchée sur les lieux. Mais que peuvent de simples mortels confrontés au mal absolu ? Huit cents mètres sous terre, personne ne vous entend crier.

     Basé sur la série de jeux vidéo éponymes, Resident evil, avec Milla Jovovich et Michelle Rodriguez, est le nouveau film de Paul Anderson, le réalisateur de Mortal Kombat et Event horizon, le vaisseau de l'au-delà.

     Thomas Day est l'auteur d'un recueil de nouvelles, Sympathies For The Devil, et de plusieurs romans dont L'Instinct de l'équarrisseur et L'École des assassins, en collaboration avec Ugo Bellagamba.

 
    Adaptations (cinéma, télévision, théâtre, radio, jeu vidéo, ...)   
Resident Evil , 2002, Paul W.S. Anderson
 
    Critiques    
     Un terrible virus se répand dans la « Ruche », centre de recherche scientifique high-tech souterrain. L'intelligence artificielle qui la régit bloque toutes les issues pour empêcher sa propagation à l'extérieur. Un commando d'élite est envoyé pour constater les dégâts et désactiver l'ordinateur. Ils constatent que les 500 travailleurs de la Ruche sont devenus des zombies. Pris au piège, ils doivent terminer leur mission, sauver leur peau et le monde.

     La novelisation de Thomas Day colle au plus près au script. Autant dire que l'histoire est classique, gentiment bourrine (ce n'est pas péjoratif), très très légèrement complexifiée par l'amnésie et le double jeu de certains personnages. Pas de scènes en moins, ni en plus ; juste des détails dans les descriptions, les pensées des personnages, une introduction du point de vue de l'intelligence artificielle, ces petites choses que permet un roman et pas un film. Le livre alterne descriptions, scènes de baston, et dialogues/explications pour souffler un peu. Cumulées, les scènes d'actions sont un peu longues (on se doute qu'elles sont bien moins efficaces que dans le film) : le bouquin aurait pu être avantageusement réduit.

     Finalement, le livre est à l'image du film : pas prise de tête, sans autre prétention que de vouloir faire passer deux heures plaisantes. Entre deux romans plus sérieux, ça décrasse les neurones. Mais bon, même si un réel effort a été fait sur le prix, ça ne mérite pas de figurer dans la collection « Lunes d'encre », autrement plus prestigieuse et ambitieuse.


Philippe HEURTEL
Première parution : 1/7/2002
dans Bifrost 27
Mise en ligne le : 16/10/2003


     La couverture est l'affiche du film. On est prévenu. Et dans les remerciements, celui qui se présente comme non pas l'auteur mais le « novélisateur » clame qu'il a dû écrire ça en trois semaines, à partir de la V.O. On admettra que pour continuer de publier d'excellents livres, dont tous ne trouvent pas leur public, comme les fantasy chinoisantes de Barry Hughart, il peut falloir renflouer une collection avec des « machins » mal qualifiables. L'acteur et patron de cirque Jean Richard disait bien nourrir ses lions avec ses navets.
     Faut-il raconter ? On ne saurait dire qu'il ne se passe rien : expérience qui tourne mal, entreprise tentaculaire mais aussi complot révolutionnaire (pour ne vexer personne), commando, huis clos dans des laboratoires souterrains, trahisons, flingues, karaté, lasers découpeurs de corps, ascenseur fou, ordinateur déraillant, noyades, monstres plus ou moins plausibles (le lapinot de Sacré Graal, survitaminé), morts-vivants très voraces, chiens plutôt coriaces, héroïne amnésique parce que c'est une ficelle commode qui permet des rebondissements téléphonés, clins d'œil exaspérés du scribe en direction d'Alien, violence, violence et re-violence, d'autant que, comme on sait, le tout dérive d'un jeu électronique. Ce qui peut d'ailleurs sauver l'opération : même si le film a fait un flop qu'il semble mériter, des joueurs peuvent acheter le volume. S'ils lisent. Sinon, Thomas Day aura en vain perdu vingt et un jours. Sans même parfaire son image d'auteur « quelque peu » violent : on a vu plus rude dans le genre, malgré l'entassement de cadavres.
     Cela dit, la chose se laisse d'autant plus lire qu'elle est imprimée en gros caractères et incite peu à penser. Et l'on pourra sans doute se dispenser de la série concurrente au Fleuve Noir. Même si la lire ferait perdre beaucoup moins que trois semaines.


Éric VIAL (lui écrire)
Première parution : 1/6/2002
dans Galaxies 25
Mise en ligne le : 1/2/2004


 
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