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Album
Le Brouet Sapide
Série : Abraxas    tome 1  Album suivant

Scénario : Eric CORBEYRAN
Dessins : ALFRED
Couleurs : ALFRED

Delcourt , coll. Conquistador, février 2000
 
Cartonné
Format 320 x 230
48  pages  Couleurs
ISBN 2-84055-430-5
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Couverture
 
Quatrième de couverture
     Abraxas, bourgade provinciale, grise et humide, où d'horribles crimes sont quotidiennement commis.
     Abraxas et son Grand Théâtre où se produit Mordhom, roi de l'illusion et maître ès sorcellerie.
     Abraxas et son manège macabre fréquenté par de drôles de bêtes de foire.
     Abraxas et son Brouet Sapide, petite pension de famille apparemment sans histoire.
     Abraxas et sa pluie ravageuse appellée « le rideau gris ».
     Abraxas, où l'étrange aventure de Saturnin Duvernois, apprenti magicien plein d'espoir malgré tout ceci…
 
Critiques
     Lorsqu'il arrive à Abraxas, déposé par un bus dont l'inquiétant conducteur est aveugle, Saturnin — parfait candide — ignore qu'il plonge ainsi au cœur d'une intrigue fantastico-policière où il pourrait bien jouer le rôle de la victime menée au sacrifice…

     Peuplée de personnages incomplets, difformes et grimaçants — les pogriz, rongés par une étrange maladie —, la ville d'Abraxas évoque un Londres brumeux qui hésiterait entre le moyen-âge et l'époque de Jack l'éventreur, une cour des miracles qui aurait été revisitée par un Tim Burton au mieux de ses fantasmes (nous trouvons d'ailleurs un certain Mister Jack dans les dédicaces…).
     Mais Abraxas semble aussi être une porte vers un autre univers, l'Entraille, d'où surgissent différentes monstruosités, telles que les familiers — ces créatures qu'utilise le Dr. Makabr dans son Étrange Manège —, ou encore ces citrouilles assassines qui ont déjà tué 20 pogriz en 2 semaines !
     C'est donc toute une galerie de monstres qui défile sous nos yeux étonnés, mais — comme chez Tim Burton —, beaucoup de ces monstres sont plus attendrissants qu'effrayants.

     L'album oscille ainsi entre la farce grotesque — avec en particulier des policiers d'opérette d'une stupidité sans limite — et la poésie onirique, entre la dérision absurde et le merveilleux horrifique.
     Un découpage dynamique et un cadrage suggestif entraînent une narration graphique très efficace, permettant de savourer le dessin halluciné d'Alfred, qui prend un visible plaisir à disloquer les visages, à exorbiter les yeux — toujours ronds comme des billes — ou à tordre les chairs…

     Une très belle réussite pour les amateurs d'univers étranges et d'horreur doucement loufoque.

Pascal Patoz          
nooSFere          


Base mise à jour le 21 août 2014.
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