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Quatrième de couverture |  |
Simon regarda les petits gigots bizarres qui parsemaient la table. — C'est quoi, comme viande ? demanda-t-il. — Des cuisses de chien, dit Galilée. Prends-en une. C'est du naturel. Abattus dans la savane de Pontoise. — Merci, dit Simon. Je n'ai pas très faim. — Comme tu voudras, admit Galilée. J'ai l'impression que tu ne te débrouilles pas mal. Nous avons là un vis-temboire dont nous ne connaissons pas la destination. Il vient des archives du Pape. Comme tu m'as l'air de fureter partout, tu trouveras peut-être à quoi il sert...
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Critiques |  |
LE RETOUR DE STEINER Le retour de Steiner au Fleuve Noir après 5 ans d'absence ( Brebis galeuses date de 1974) est, en soi, un petit événement, ainsi qu'un signe -un de plus — de l'actuelle mutation de la vénérable collection Anticipation. Un passe-temps est un polar temporel. Détective privé, Simon Corbel est envoyé dans le Paris du XXI e siècle afin d'enquêter sur un trafic de drogue aphrodisiaque. Un bien curieux futur dans lequel la religion est omniprésente : la France est gouvernée par sa Sainteté Sornin-Lavallée, Pape des Français, la monnaie en vigueur est le denier (ou Jésus, en argot) les facultés s'appellent des Eglises Matérielles, on dit Amen au lieu d'Allo, les stations de métro s'appellent Ponce-Pilate, Lucifer ou Purgatoire, tandis que la rue de Rivoli, prolongée de vingt kilomètres est devenue le boulevard des Crucifiés (clin d'œil au Ruellan de Tunnel). Dotant son privé d'un appareil à voyager dans le temps (un passe-temps, quoi !), Steiner manie en virtuose l'inversion de Causalité, s'ingéniant à égarer le lecteur dans les vertigineux paradoxes temporels de ce roman plein de verve et d'humour. Un brillant corne back ! Fuyant la société de dépersonnalisation des Technocrates, Ror Upnell et ses amis déchirent le continuum spatio-temporel et sont projetés dans un univers parallèle. A travers ce plaisant space-opera écrit en 1959 qu'est Salamandra, Steiner s'interroge sur la mince frontière qui sépare la victime du bourreau et pose l'éternel problème de la fin et des moyens. Comment, en effet, justifier le bien-fondé d'une révolution qui dès le départ, utilise les mêmes armes corrompues que l'ennemi ? Denis GUIOT Première parution : 1/2/1980 dans Fiction 306 Mise en ligne le : 19/7/2009
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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