Les chants des IA au fond des réseaux

Illustration de Alexios TJOYAS BALEINE, coll. Macno n° 10, février 1999 210 pages, catégorie / prix : 42, ISBN : 2-84219-193-5

Paris, janvier 2068. Des événements insolites interviennent dans la vie quotidienne des branchés de la capitale : des chiens artificiels prennent leur liberté, une comédienne est remplacée par des simulacres, un organiseur parasité tombe aux mains d'un SDF, les robots d'un chantier se mettent en grève... Macno, une entité mystérieuse qui sévit au sein des réseaux, revendique ces dérèglements croissants. Organisation anarchiste internationale ? Pirates de haut vol qui cherchent à abattre NetWatch, la survéeillance des réseaux ? Ou conscience spontanée d'Intelligences Artificielles persuadées que « l'homme est source d'erreurs » ? En tout cas, pour Severina, la comédienne, On-X, le SDF, et bien d'autres, c'est l'occasion de refaire sa vie... et peut-être le monde. LE MACNO « Magasin des Armes, Cycles et Narrations Obliques » est une société virtuelle. Elle n'existe pas physiquement, pas de bureau, pas d'adresse, pas de personnel. C'est une machine intelligente. Un computer relié aux réseaux, connectable, joignable et consultable internationalement par tous les moyens de communication. Il génère une forte personnalité intéressée par le bordel, la provocation et l'entropie. Il peut se découvrir efficace, vengeur ou farceur, en tout cas, on ne sait pas trop ce qu'il cherche. MACNO est le casse-couilles de l'avenir. ?

Critiques :

« De l'entrée en matière intrigante - l'apparition de chiens artificiels autonomes et intelligents - jusqu'au petit suspense terminal qui s'achève sur une note très humoristique, Jean-Marc Ligny, qui fait preuve par ailleurs d'une belle invention langagière, conduit son intrigue avec une grande maîtrise et un entrain communicatif. Le lecteur peut donc pleinement savourer ce guignol du futur où le faible et le rusé viennent à bout du puissant, après lui avoir joué quelques bons tours... » Jacques Baudou, le Monde des Poches, 14 avril 1999.

« Qu'y a-t-il de commun entre le cyberpunk de Jean-Marc Ligny (Le Chant des IA au fond des réseaux, édité par Baleine) et le polar de Frédéric Houdaer (L'Idiot n°2, au Serpent Noir) ? Sans doute pas grand-chose, si ce n'est une attirance flagrante pour les paumés de l'histoire, tous ces petits rôles abonnés à l'arrière-plan. Et aussi une grande qualité d'écriture, qui secoue agréablement la poussière des genres dans lesquels ils officient. » Elegy n°4, mai-juin 1999.

« Beaucoup d'éléments seront familiers aux lecteurs d'Inner City ou Cyberkiller (...) Jean-Marc Ligny intègre ainsi sa vision personnelle des choses au cœur de l'anti-système de Macno, dans un récit écrit avec brio et imprégné d'ironie. » Tom Clegg, SF Mag n°3, juin-juillet 1999.