| L'écriture du roman |
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J’avais envie depuis longtemps d’écrire un roman policier. Je voulais faire un truc astucieux, comme les bouquins de John Dickson Carr, qui se passerait dans la petite Dvern (car je n’avais pas fini de l’explorer), avec un peu d’ésotérisme, un automate, de la mythologie, Lucian Matteo, et pas mal de mystère. Puisque ce devait être un roman policier, il fallait respecter les formes : que tous les indices soient donnés dans le cours du texte, que rien n’apparaisse comme un cheveu sur la soupe. Pas vraiment de magie ni de fantastique non plus, juste des ambiances étranges. C’est comme ça qu’est née l’idée de la Voie du Cygne. Le jeu de l’Oie est arrivé par-dessus tout ça comme une évidence, inspirée par le tableau du maître flamand, d’Arturo Perez Reverte. Je voulais une histoire astucieuse, se déroulant sur plusieurs niveaux en parallèle. La résonance (je tiens aux termes musicaux) des symboles permettant de structurer l’histoire. La construction d’une intrigue policière me privait d’un de mes plaisirs, celui de découvrir l’histoire en même temps que le héros. D’habitude, j’écris en connaissant la scène finale, rien de plus. Là, il fallait décider de tout en avance… Et maintenir, quand même, suffisamment d’actions, de révélations, d’aventures, de suspense pour que le lecteur ne s’ennuie pas. Avec autant de contraintes, l’écriture de ce roman a été assez difficile. Certains passages (l’enfance des princes, notamment) ont été faciles à écrire, d’autres très durs, dont une bonne partie de l’intrigue purement policière. Et sans la relecture sévère faite par un ami proche, l’histoire n’aurait tout simplement pas tenu debout…
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Ecrivez-moi. |
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