VI. Les autres supports de SF



Dernière mise à jour : 20/01/2001
13. La bande dessinée
13.1. En Europe
13.2. Aux USA : les "comics"
13.3. Au Japon : les "mangas"
13.4. Les dessins animés
13.4.1. Longs-métrages d'animation
13.4.2 Séries télévisées et OAV
14. Les jeux
14.1. Les jeux de rôles
14.2. Les jeux de stratégie
14.3. Les jeux d'action
15. La radio
16. La musique

13. La bande dessinée

La bande dessinée a été un support très utilisé pour la SF. Et ce n'est pas prêt de s'arrêter, car beaucoup de mangas sont aussi de la SF.

Pour une discussion sur la bande dessinée en général, il y a bien sûr le groupe Usenet fr.rec.arts.bd dont on peut aussi lire la FAQ. Il existe également des sites Web en français :

Le pays des bandes dessinées
Réalisé par un Finlandais, un site bilingue franco-anglais sur la BD.
DU 9 : l'autre bande dessinée
A voir : les axiomes.
Starwatcher
présentation de BD de SF francaise et belges ancienne (années 40/60) écrite par Jean-Marc "Starwatcher" Lofficier, gourou de la SF aux Etat-Unis. Le texte, entièrement en anglais, semble plutôt être à destination des Américains pour la promotion de la BD Francophone.
nooSFere
La base de données BD (inachevée pour l'instant, mais regroupant plus de 1700 titres) de nooSFere. Voir surtout les critiques des nouveautés.

13.1. En Europe

Cartoonet, sponsorisé par le programme Kaléidoscope de l'Union Européenne, donne des nouvelles sur la bande dessinée européenne.

13.1.1. Les auteurs

Enki Bilal
la trilogie Nikopol (qui doit notamment beaucoup à Zelazny): La foire aux immortels, La femme piège, Froid équateur. Sans oublier le très lovecraftien Mémoires d'outre-espace. Récemment, le sommeil du monstre. Son premier film, Bunker Palace Hotel, ressemble tellement à ses BD qu'il faut le mentionner ici. Des bruits courent sur une adaptation de la foire aux immortels au cinéma. Aussi connu pour ses BD non SF, Le vaisseau de pierre, L'ordre des phalanges noirs, La ville qui n'existait pas, Partie de chasse.
Philippe Druillet
Un personnage géant, controversé bien sûr, qui a démarré dans Pilote avec sa série Lone Sloane. Le pape du dessin surchargé à la limite du lisible et partant dans tous les sens. A signaler des adaptations de Nosferatu et Salammbô.
Edgar P. Jacobs
Blake & Mortimer : Le secret de l'espadon, La marque jaune, Les trois formules du professeur Sato....etc
Moebius
l'Incal, Arzach, le Garage Hermétique. Moebius est le pseudonyme de Jean Giraud (alias Gir), dessinateur du western Blueberry. Il est également intervenant dans plusieurs films majeurs de SF.
Schuiten et Peeters
Brüsel, Samaris, La fièvre d'Urbicande, La Tour. De superbes albums qui ont donné ses lettres de noblesse (avec Adèle Blanc-Sec, cf. plus bas) au steampunk en BD.
Prado
Demain les dauphins

13.1.2. Les dessinateurs

Caza
Principalement connu comme illustrateur de couvertures pour J'ai Lu, mais auteur doté d'un univers bien à lui. De métal et de chair - 100 illustrations pour J'ai Lu SF (La Sirène) regroupe presque toutes les illustrations de couverture qu'il a faites pour J'ai Lu.
Boris Vallejo
Le maître de l'aérographe, auteur de nombreuses couvertures, posters, etc.
Yggdrasill
une BD de SF en cours de réalisation. Des images une ambiance sonore par Johannes Roussel.

13.1.3. Les séries en cours

Spirou
Cette série comprend de nombreux aspects de science-fiction, notamment à travers d'excellents albums sur la science: Z comme Zorglub, L'ombre du Z, Le réveil du Z qui décrivent des sociétés dystopiques,Qui arrêtera Cyanure, L'horloger de la comète sur le voyage dans le temps, Le Rayon noir,Machine qui rêve ). Ou de moins réussis voir risibles par d'autres auteurs: L'Ankou, qui recourt à la magie ou aux pseudo-sciences face au nucléaire (on n'est pas sorti de l'auberge), Du cidre pour les étoiles (des soucoupes volantes, laissez-moi rire),La ceinture du grand froid (3 scientifiques qui inventent tout et partent dans les étoiles sans la moindre industrie pour les aider à faire une fusée capable de faire cela).
Valérian, agent spatio-temporel
Pierre Christin et Jean-Claude Mézières. Une des séries phares de la SF en BD française. Du très bon space-opera, ayant notamment inspiré Star Wars. A noter Les habitants du ciel - Atlas cosmique de Valérian et Laureline, le bestiaire des créatures rencontrées dans les divers albums. Hélas, les derniers albums ne valent pas le début de la série.
John Difool et l'Incal
Jodorowsky et Moebius. Ne pas confondre la remarquable série de l'Incal (les six premiers albums) qui a renouvelé le genre, et la série des John Difool qui ne fait qu'en retirer les dividendes.
Thorgal
Rosinski et Van Hamme. les aventures sans fin dans un monde de fantaisie héroïque d'un héros superbe, avec quelques incursions en Science-Fiction.
Axle Munshine, Le vagabond des limbes
Godard et Ribera. Déjà le 29ème album (septembre 2000); les preiers albums surtout sont vraiment intéressants (et très bons, reprenant un nombre considérable de thèmes de la SF).
Blake & Mortimer
D'abord l'oeuvre de E.P. Jacobs. Reprise récemment par plusieurs auteurs (en fait 2 équipes scénariste/dessinateur, dont une a donné la machination Voronov, assez bon, et l'autre l'affaire Francis Blake, moyen et de toute façon pas du tout SF.
La quête de l'oiseau du temps
Loisel et Letendre. Un choc dans le monde de la BD de fantaisie féerique.
Yoko Tsuno
Roger Leloup. Les aventures d'une électronicienne japonaise, selon trois axes majeurs : l'espace, avec les gentils Vinéens ; la terre, avec moults aventures diverses ; le temps, avec la saga La spirale du temps.
Convoi
Une excellente série de cyberpunk, scénario Thierry Smolderen, dessin Gauckler.
Le mur de Pan
de Mouchel. Une courte série fantastique et onirique aux dialogues très littéraires, d'excellente facture.
Adèle Blanc-Sec
de Tardi. La première BD steampunk, sans doute. Une jeune héroïne feuilletonniste au début du siècle se retrouve mêlée à des intrigues policières et SF. A signaler aussi, du même, le démon des Glaces, qui reprend magnifiquement le style de gravures des Jules Verne de l'éditeur Hetzel.
Bob Morane
Par divers auteurs, dont William Vance (connu pour être le dessinateur de XIII). Les romans en BD.
Donjon
Chez Delcourt, par tout un tas d'auteurs, sous la tutelle de Joann Sfar et Lewis Trondheim (Lapinot). De l'heroic-fantasy humoristique. Voir le site.
Les schtroumpfs, Johan et Pirlouit
De l'heroic-fantasy (est-il besoin de les présenter ?).

13.1.4. Les séries achevées

Tintin
Bien sûr, on a Objectif Lune et On a marché sur la Lune, mais aussi L'étoile mystérieuse, L'affaire Tournesol, Vol 714 pour Sydney (dans lequel on remarquera Jacques Bergier caricaturé).
Légendes des contrées oubliées
Ségur et Chevalier, d'importance comparable à La quête de l'oiseau du temps.
Alef-Thau
Arno & Jodorowsky. Une quête initiatique très heroic-fantasy. Récemment, Jodorowsky a aussi scénarisé la Caste des méta-barons (dessin: Gimenez), la série des technopères et aussi Megalex(assez moyens, on va dire).
La guerre éternelle
Marvano. Une curiosité, cette BD directement transcrite du roman de Joe Haldeman. Des mêmes, Dallas Barr, inspiré de Immortalité à vendre, mais nettement moins bonne (toutefois, les albums récents s'améliorent).
Aldébaran
de Léo. chez Dargaud.
Lanfeust de Troy
De l'heroic-fantasy aussi, dessin Tarquin, scénario Arleston.
Le scrameustache
BD enfantine, avec un extra-terrestre aux allures de chat.
Les petits hommes
Un classique de BD enfantine. Les habitants d'un village sont réduits à la taille d'une souris suite au contact d'une météorite.
Arkel
Dessiné par Hardy et pré-publié dans Spirou. Chez Dupuis : Les septs diables supérieurs. Chez Palombia : 1 - Arkel, 2 - Gordh, 3 - Lilith, 4 - Estelle (jamais paru). Melant SF et religion(s), une ambiance assez sombre. Avec des vaisseaux au design très original, un peu comme des insectes.

13.2. Aux USA : les "comics"

N'oubliez pasles groupes rec.arts.comics.*, dont rec.arts.comics.info pour les informations générales et les annonces. Il y a des sous-hiérarchies pour les D. C. Comics et les Marvel.

13.2.1. Superman, Spiderman, Ironman, Batman et autres X-men

The Marvel Mutant Pages
Un énorme piège à liens sur les héros Marvel.

13.2.2. La relève

The Watchmen
Alan Moore et Dave Gibbons. Il n'y a plus de justiciers masqués depuis la Loi Keene de 77. Les anciens Watchmen sont tous retirés à part deux qui agissent officiellement pour le gouvernement. Et l'un est tué. Un grand renouveau du genre.
Batman, Dark Knight
Frank Miller. Bruce Wayne a 55 ans. Une fresque éblouissante

13.2.3. Snoopy, Garfield, Calvin et Hobbes

Qu'est-ce que ça fait là ??? Eh bien, des animaux qui parlent, chantent, se prennent pour un as de l'aviation et philosophent sur Bouddha avec un "space cadet", vous en connaissez beaucoup ?

En fait c'était juste pour voir si vous suiviez . . .  :-)


13.3. Au Japon : les "mangas"

Par Vincent Clavien
Sur Usenet, le groupe fr.rec.anime, comme son nom ne l'indique pas forcément, traite des bandes dessinées japonaises en même temps que des dessins animés en général.  Plus généraliste, le groupe fr.rec.arts.bd évoque lui aussi de temps à autres les mangas, mais ne s'y limite pas.
Pour les anglophones, il existe rec.arts.manga.

Au sujet des mangas en général, la seule référence en français reste le très bon L'Univers des Mangas de Thierry Groensteen.
Ceux qui cherchent une liste de tous les mangas parus en français se reporteront à la FAQ mensuelle du
groupe fr.rec.anime.


Etymologiquement difficilement traduisible (cela va de « brouillon irresponsable » à « esquisse rapide »), manga est un mot qui, en japonais moderne, signifie tout simplement "bande dessinée" (et non pas « dessin animé », une confusion très fréquente en Occident).

Né dans la même période que la bande dessinée franco-belge ou les comics américains (fin du XIXe siècle environ), le manga n'a entamé sa croissance explosive qu'au sortir de la Seconde Guerre Mondiale. Depuis lors, il a su évoluer et « grandir » en même temps que ses lecteurs, ce qui explique qu'aujourd'hui, il touche pratiquement toutes les tranches d'âge de la population japonaise.

Actuellement, le Japon est le plus important producteur de bandes dessinées au monde. Le manga se décline en magazines (il existe plusieurs dizaines de titres spécialisés, hebdomadaires ou mensuels; en tout, plus d'un milliard d'exemplaires vendus chaque année) et en volume reliés de différents formats. En comparaison, les marchés européens et américains font bien pâle figure, et il faut d'ailleurs noter que le manga n'a jamais vraiment cherché à s'exporter (ce sont les Occidentaux qui ont décidé de l'importer).

Le noir et blanc (ligne claire et trames, le plus souvent) est de règle dans les mangas, avec de temps à autres quelques pages en couleurs en début de volume. Les thèmes abordés sont extrêmement variés : cela va des mangas sentimentaux pour jeunes filles aux mangas d'aventures et de SF, en passant par les mangas humoristiques, policiers, érotiques ou historiques, mais aussi les mangas didactiques (pour apprendre les échecs, la pêche à la ligne, la cuisine, le management...) ou même politiques (si !), et j'en passe sans oublier toutes les combinaisons possibles.

C'est donc un univers d'une richesse extraordinaire et qui connait une perpétuelle évolution. Une grande partie des oeuvres qui en sont issues présentent peu d'intérêt, il faut bien l'admettre, mais parallèlement, il existe
d'innombrable perles qui restent injustement méconnues.

Les mangas empruntant peu ou prou à la SF ou au fantastique sont pléthore, car le genre est très populaire. Nous nous limiterons ici à citer des oeuvres marquantes disponibles en français (ou le cas échéant, en anglais), ce qui représente déjà un éventail relativement large. Le but n'est évidemment pas d'être exhaustif (à l'impossible, nul n'est tenu), mais de donner au néophyte un aperçu de la très grande diversité qui caractérise l'univers des mangas.

2001 Nights (en anglais)
de Yukinobu Hoshino. 21 courts récits (ou « nuits ») pour esquisser le futur de l'humanité. Des dessins réalistes pour du très beau space-opera, tendance hard science.
3x3 Eyes (prononcer "sazan eyes")
de Yuzo Takada. Un jeune lycéen est embarqué dans de nombreuses péripéties en compagnie de Paï, jeune Tibétaine appartenant à la race immortelle des Sanjiyan, et qui souhaite devenir humaine. Une série très sympathique.
Akira
de Katsuhiro Ôtomo. Une saga époustouflante, le premier grand manga à parvenir en Occident. En 2030, à Néo-Tôkyô, des groupes de terroristes anti-gouvernementaux cherchent à s'emparer d'Akira, l'enfant-mutant créé par l'armée... Une oeuvre très dynamique, malgré quelques longueurs, comparable à L'Incal et à son Jodorowsky de scénariste. Akira fut adapté en un dessin animé des plus impressionants.
Du même auteur, voir aussi Rêves d'Enfants.
Appleseed
de Masamune Shirow. Cyberpunk ambitieux dans un univers très fouillé. La grande force d'Appleseed est de marier des scènes d'actions avec un scénario qui rend compte de l'intrigue sous-jacente très complexe. Du même auteur et dans le même genre : Ghost In The Shell, qui fut superbement adapté en dessin animé.
Bastard !
de Kazushi Hagiwara. Humour et baston dans un univers qui oscille entre heroïc-fantasy et SF, dans une ambiance hard rock. Le héros, Dark Schneider, est un sorcier très puissant, très porté sur les jupons, totalement amoral et très prétentieux. Drôle encore qu'un peu facile, cette série peut finir par lasser.
Cobra
de Buichi Terasawa. Cobra, ses femmes innombrables, ses ennemis patibulaires, son cigare multi-usage© et son fameux « rayon delta »... Une sorte de croisement délicieusement kitsch entre James Bond, La Guerre des Étoiles et les western spaghetti... Adapté en série TV sous le même nom.
Dr Slump
de Akira Toriyama. Monument de l'humour enfantin. Ce n'est pas vraiment de la SF pure et dure, mais Toriyama en profite pour passer à la moulinette plusieurs grands héros américains, comme «Suppaman», «Parzan» ou «Mister Skop», et c'est irrésistible. Ames sérieuses s'abstenir !
Gunnm (contraction de Gun et Dream )
de Yukito Kishiro. Une oeuvre originale et forte, nourrie d'influences très diverses (de la Bible à Nietzsche !) qui suit la petite androïde Gally, à la recherche de sa mémoire dans un monde pourri, sombre et brutal : en fait une véritable décharge, dominée par Zalem, la cité dans les nuages. Une émouvante quête intérieure, à la fois ultra-violente et poétique.
Nausicaä Of The Valley Of Wind (en anglais)
de Hayao Miyazaki. Un style graphique complètement à part pour décrire un univers très riche évoquant à la fois Dune et Le Seigneur des Anneaux. La thématique écologique est remarquablement traitée et évite tout manichéisme. C'est le seul véritable manga de Miyazaki (réalisateur de dessins animés mondialement reconnu), et c'est tout simplement un des plus beaux mangas qui soient. Les deux premiers tomes donnèrent naissance à un superbe long-métrage d'animation dirigé par Miyazaki lui-même.
Neon Genesis Evangelion
de Yoshiyuki Sadamoto. Adaptation (décevante) de la géniale série TV du même nom.
Rêves d'Enfants
de Katsuhiro Ôtomo. Une oeuvre antérieure (et supérieure à bien des égards) à Akira et qui met en scène une fillette et un vieillard, tous deux doués de télékinésie, dans un complexe d'immeubles résidentiels. Ambiance « polar » claustrophobique, suspense intenable, narration quasi-cinématographique parfaitement maîtrisée : une merveille.
X
de Clamp. Tôkyô, 1999 : les « Dragons » du Ciel et les « Dragons » de la Terre se regroupent et se préparent à s'affronter. Le jeune Kamui doit choisir son camp : l'avenir de la Terre en dépend. Mais sait-il vraiment qui il est ? Un scénario abscon et particulièrement lent, un dessin typique du shôjo manga (manga pour jeunes filles), une mise en page éclatée, une narration répétitive et un emploi intensif de nombreuses symboliques... C'est Clamp.

13.4. Les dessins animés

Le groupe Usenet fr.rec.anime traite des dessins animés en général.
En anglais, il y a rec.arts.animation, ainsi que toute la sous-hiérarchie de rec.arts.anime.*, à savoir : creative, fandom, games, info, marketplace, misc, models, et music.

Ceux qui cherchent une liste de tous les dessins animés japonais parus en vidéo en français se reporteront à la FAQ mensuelle du groupe fr.rec.anime.

Note : les dessins animés japonais ne s'appellent pas manga, mais tout simplement... dessins animés ou encore animes (pour les fans).


13.4.1. Longs-métrages d'animation

Par Vincent Clavien
Les Ailes d'Honnéamise
de Hiroyuki Yamaga (Studio Gainax), 1987. L'histoire de la conquête de l'espace sur une Terre parallèle. Un dessin animé paisible et superbement réalisé, qui réinvente tout un monde jusque dans ses moindres détails.
Akira
de Katsuhiro Ôtomo, 1988. Adaptation de la bande dessinée homonyme du même auteur. Le scénario a été grandement modifié, ce qui en fait une oeuvre presque indépendante de la BD. Une ambiance de fin du monde servie par des musiques envoûtantes et une animation rarement égalée.
Gandahar et les Hommes-Machines
de René Laloux, 1987. Sur des dessins originaux de Caza, et d'après le roman de Jean-Pierre Andrevon, Les Hommes-Machines contre Gandahar.
Ghost In The Shell
de Mamoru Oshii, 1995. Basé sur l'oeuvre homonyme de Masamune Shirow, GITS est une sorte de Blade Runner comtemplatif, dans lequel une femme-cyborg se trouve confrontée à une Intelligence Artificielle qui la pousse à se questionner sur sa part d'humanité...  Du même réalisateur, voir Patlabor 1 & 2.
Laputa, le Château dans le Ciel
de Hayao Miyazaki, 1986. Dans un univers steampunk parallèle où l'homme a conquis le ciel à l'aide de machines volantes de toutes sortes, un enfant part, sur les pas de son père, à la recherche de Laputa, la mythique île volante convoitée par tous. Un superbe dessin animé d'aventures. Du même réalisateur, voir Nausicaä et Conan.
Les Maîtres du Temps
de René Laloux, 1981. Sur des dessins originaux de Moebius, et d'après le roman de Stephan Wul, L'orphelin de Perdide.
Métal Hurlant
de Ivan Reitman, 1980. Une boule verdâtre terrorise une fille dans une maison isolée. Il s'agit du Mal incarné, qui nous raconte ses agissements dans le monde. Sorte de film à sketches décousu, Métal Hurlant est un dessin animé estampillé « culte ». Peut-être est-ce dû à la présence d'un grand nombre de personnalités à la réalisation (Moebius, notamment), ou au côté très « expérimental », voire provocateur, de certaines scènes.
Nausicaä de la Vallée du Vent
de Hayao Miyazaki, 1984. Adaptation des deux premiers tomes de la bande dessinée homonyme. Le scénario a (fatalement) été appauvri au passage, mais Nausicaä n'en demeure pas moins un très beau film. Du même réalisateur, voir Laputa et Conan.
Patlabor et Patlabor 2
de Mamoru Oshii, resp. 1989 et 1993. Dans le style froid et contemplatif cher au réalisateur, deux enquêtes au sein d'une section d'intervention spéciale, dans un futur proche. Avec des thèmes tels que l'urbanisation à outrance (et la perte de repères qui en découle) ou l'immobilisme politique et l'anarchie. Du même réalisateur, voir Ghost In The Shell.
La Planète Sauvage
de René Laloux, 1973. sur des dessins originaux de Topor, et d'après le roman de Stephan Wul, Ohms en série.
Le Roi et l'Oiseau
de Paul Grimault, 1980. Sur des textes de Jacques Prévert. Probablement le plus beau dessin animé français; une merveille de poésie et d'humanisme.


13.4.2 Séries télévisées et OAV

Par Vincent Clavien
Impossible de tout nommer --qu'on pense seulement aux innombrables séries TV (japonaises en grande partie) diffusées en France durant notre enfance : Albator, Cobra, Goldorak, Astro et tant d'autres !

Dura lex, sed lex ! Un choix s'impose --arbitraire, forcément.
 

Chroniques de la Guerre de Lodoss (OAV)
13 épisodes, 1990-1991. De superbes graphismes pour un univers d'heroïc-fantasy assez classique, mais néanmoins intéressant, sur de très belles musiques. Gros point faible de cette série : une animation plutôt rudimentaire --mais au moins les dessins sont très soignés.
Conan, le Fils du Futur
de Hayao Miyazaki, 39 épisodes, 1978. Une fable écologique dans un monde post-cataclysmique bucolique, où l'Histoire menace de se répéter... Une oeuvre sympathique (mais destinée à un public plus jeune) qui préfigure Laputa, le Château dans le Ciel.
Il Était Une Fois... L'Espace
d'Albert Barille, 26 épisodes, 1982. Les aventures de Pierre et Psy, au service de la Confédération Galactique d'Oméga, en perpétuel conflit avec le général Le Teigneux, chef de Cassiopée... Après une série d'aventures plutôt anecdotiques, Oméga se trouvera confronté à une menace autrement plus sérieuse : une civilisation d'hommes-machines, d'une puissance formidable, qui entend bien ramener l'Humanité dans le droit chemin, par la force s'il le faut... Beaucoup de réflexions intéressantes font de ce dessin animé de qualité une bonne série de SF. A noter de superbes mecha-design signés Manchu.
Les Mystérieuses Cités d'Or
[collaboration franco-japonaise], 39 épisodes, 1982. Au XVIe siècle, les aventures de trois enfants en Amérique du Sud, au coeur d'une civilisation inca encore vivante : à la recherche des mystérieuses Cités d'Or, des légendes de l'Empire de Mû et de l'Atlantide... L'un des dessins animés (peut-être même le dessin animé) qui a le plus marqué sa génération. Un mélange original de SF, de mythes antiques, de mythologies précolombiennes et de faits historiques.  Un superbe site web est consacré à cet univers.

Nadia, le Secret de l'Eau Bleue
de Hideaki Anno (Studio Gainax), 39 épisodes, 1992. Suivant une recette un peu semblable à celle des Mystérieuses Cités d'Or, un pot-pourri d'aventure, tendance steampunk, saupoudré d'un peu de Jules Verne et d'allusions à différents mythes : Nadia et Jean se rencontrent par hasard à l'Exposition Universelle de Paris en 1890, et se retrouvent embarqués dans de multiples aventures, aux côtés d'un capitaine Nemo luttant contre le peuple Néo-Atlante...
Neon Genesis Evangelion
de Hideaki Anno (Studio Gainax), 26 épisodes, 1995. Evangelion est la série qui révolutionna le monde de l'animation nippone. En l'an 2015, à Tôkyô-3 : un «Ange», gigantesque créature mystérieuse, attaque la ville et menace le monde. Pour se défendre, l'organisation spéciale NERV est fondée. Elle dispose de gigantesques armes de combats humanoïdes : les Evangelion. A partir de ce canevas basique, maintes fois rabaché et presque caricatural, le réalisateur fait voler en éclat tous les stéréotypes du «robot-show» traditionnel et impose un univers novateur sur toute la ligne, intégrant avec bonheur des éléments d'ésotérisme, de psychanalyse, de hard science et de philosophie, le tout teinté de mystères, de mensonges mais aussi d'humour. Oeuvre profondément polysémique, cette série se présente comme une descente aux Enfers pour le personnages principal (un adolescent timide et renfermé, mal dans sa peau), et se conclut par deux épisodes révolutionnaires, qui provoquèrent un scandale sans précédent au Japon. Deux longs-métrages d'animation (extrêmement controversés également) en furent ensuite tirés.
Robot Carnival (OAV)
[oeuvre collective - Japon], 1987. Une OAV divisée en neuf sketches indépendants dûs à différents réalisateurs, sur le thème (populaire s'il en est au Japon) du robot. Neuf oeuvres très diversifiées, où (malheureusement) le pire côtoie le meilleur, et où (heureusement) le meilleur est volontiers sublime. Des sketches sans paroles pour la plupart, tour à tour sombres, poétiques, cauchemardesques, humouristiques, méditatifs, délirants, tristes ou violents. Idéal pour se faire une petite idée de la diversité du dessin animé de SF au Japon.
Vision of Escaflowne
de Shoji Kawamori, 26 épisodes, 1996. Hitomi Kanzaki est une lycéenne passionnée par les Tarots qui se retrouve par hasard projetée dans un monde mystérieux : Gaïa. Elle assistera à la destruction du royaume de son protecteur, Van Fanel, et accompagnera ce dernier dans sa croisade contre l'Empire Zaïbacher, aux desseins insondables... Malgré un character-design contestable, Escaflowne est une passionante série d'aventures, dans un univers très original, à mi-chemin entre l'heroïc-fantasy, la SF et le merveilleux.

 
Quelques liens :
OAV (Original Animation Video)
Désigne des dessins animés destinés exclusivement au marché de la vidéo (et donc théoriquement pas à la diffusion en salles de cinéma, ni sur les chaînes télévisées). Ces oeuvres, souvent en plusieurs épisodes, bénéficient générallement d'un budget un peu plus élévé que les séries télévisées et sont donc un tant soit peu mieux réalisées (mais ce n'est pas toujours le cas).

14. Les jeux


14.1. Les jeux de rôles

Le jeu de rôle (JdR) a pour base un univers (décrit dans des manuels quelquefois fort épais) où un maître de jeu contrôle les actions des joueurs qui s'identifient à des personnages imaginaires de ce monde. Les joueurs agissent (par le dialogue), le maître de jeu décrit le résultat de leur action, et lorsqu'il le faut on fait appel a des tables de règles qui fixent les interactions (cas des combats surtout) et pour lesquelles intervient une part de hasard simulé généralement par des lancers de dés plus ou moins complexes et compensés.
Le groupe fr.rec.jeux.jdr discute spécifiquement des jeux de rôle.

Nombre d'univers de JdR sont directement tirés des oeuvres de fiction spéculative :

Ambre
D'après le cycle des Princes d'Ambres de Roger Zelazny. A son web-ring Français et sa FAQ (aussi bien l'oeuvre littéraire que le jeu de rôles).
L'appel de Cthulhu
D'après H. P. Lovecraft.
La compagnie des glaces
D'après G.-J. Arnaud.
La Guerre des Etoiles
D'après les films de Georges Lucas
Hawkmoon
D'après Hawkmoon de Michael Moorcock
Le Jeu de Rôle des Terres du Milieu
D'après Le seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien
Ringworld
D'après L'anneau-monde de Larry Niven
Stormbringer
D'après Elric le Nécromancien de Michael Moorcock
Vampire
Se déroule dans le monde des ténèbres, c'est à dire une vision gothique punk du monde actuel. C'est l'un des premiers jeux qui ont favorise l'aspect social entre les joueurs d'ou un monde très organisé. La série : Kindred : le clan maudit est directement issu de ce jeux de rôle. Très largement inspiré du cycle des vampires d'Anne Rice.
Les manuels et suppléments des JdR sont souvent une source inépuisable pour les fans de films de SF, car dans le JdR on est obligé de décrire les objets, les personnages, et leur donner des caractéristiques précises (on pense ici surtout aux multiples manuels de La guerre des étoiles, bourrés d'images).

14.2. Les jeux de stratégie


14.3. Les jeux d'action


15. La radio

La Guerre des Mondes
de H. G. Wells a été génialement mise en ondes par Orson Welles dans ses années de théâtre radiodiffusé. Le soi-disant reporter Carl Phillips a glacé de terreur une partie de la population américaine en annonçant sur CBS le débarquement des Martiens au coeur du New Jersey le 30 octobre 1938. La panique consécutive a été exagérée ensuite, mais a sans doute touché plusieurs milliers de personnes. Pour les amateurs les plus exigeants ou pour les véritables curieux, signalons l'existence d'un CD audio superbement édité par Phonurgia Nova Editions en Arles (1989). Il comprend également la traduction intégrale du texte et des commentaires (160 pages).
Le guide du routard galactique
était au départ une émission de radio sur la BBC.
La guerre des étoiles
Une version radiophonique a été  faite par la NPR ("National Public Radio" américaine).
Mauvais genre
Une émission de France-Culture diffusée tous les mardis de 22h10 (après le journal de 22h) à 23 h. Science-Fiction, mais aussi Polar, Fantastique, Bandes Dessinée, Érotisme et Multimédia. En principe, chaque émission réunit, en plus du producteur-animateur, trois chroniqueurs, les deux premiers parlant d'un livre et le troisième présentant l'invité et dialoguant avec lui. Il peut y avoir de temps à autre des émissions spéciales -- un invité de marque dialoguant avec tous les chroniqueurs présents, ou une émission "kiosque", sans invité mais avec plus de chroniqueurs que d'habitude.
Voici une liste de l'équipe :
La première de l'émission a eu lieu en septembre 1997.


16. La Musique

Conseillé par Daniel Riche
Les premiers à avoir consacré une face entière d'un album (vinyle à l'époque) au Seigneur des Anneaux sont les Pearls before Swine dans leur titre culte Balaklava, quelque part vers la fin des années 1960. Les Pearls ont pas mal flirté avec la fantasy et la SF et leur leader Tom Rapp a même adapté en un titre superbe et triste une nouvelle de Bradbury (`The Rocket Man') dans l'album The use of Ashes.

One Nation Underground et Balaklava, les deux premiers albums des Pearls, ont été réédités, sous forme de CD, il y a quatre ou cinq ans mais maintenant, ils sont introuvables. En revanche, un album solo de Tom Rapp intitulé Sunforest vient d'être réédité (mais mieux vaut passer par le Net et CD-Now) et d'autres vont suivre...
 

Basé sur des oeuvres de P.K. Dick
Pour les amateurs de voix et de musique électro-acoustique, un très bel opéra a été tiré de Siva par le compositeur américain Tod Machover sous le titre original de Valis. L'oeuvre date de 1987 et elle a été réalisée sur une initiative du Centre Georges Pompidou. Enregistrement sur CD par Bridge Records réf. BCD-9007.
À noter aussi : Nuit noire (1979-1985) de Michel Chion. Composition électro-acoustique. (22mn 14 s), dédiée à P. K. Dick, sur le cd Requiem, Empreintes Digitales/Ina GRM. réf. IMED-9312-CD.
Le premier album de Stuart Hamm, le bassiste de Joe Satriani, s'appelle Radio Free Albemuth. C'est du rock instrumental assez calme, et parmi les morceaux on trouve Flow my tears, the policeman said, (Coulez mes larmes, dit le policier) et quelques autres titres de livres de Dick.

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