Que tous les fans ou les déçus de Katherine A. Applegate qui ne la connaissent que pour l'interminable — et pas fameuse — série des Animorphs se précipitent : Everworld est un cycle de fantasy tonitruant comme on aimerait en lire plus souvent. Pour suivre leur copine Senna, un groupe d'adolescents est attiré dans un univers parallèle où les dieux de l'Antiquité se sont réfugiés jadis avec des populations entières. David, Christopher, Jalil et April se retrouvent entraînés dans une aventure trépidante et brutale. Ils sont tout d'abord traqués par Loki, le dieu viking de la destruction, avant d'être mêlés à un dantesque débarquement en drakkars sur les côtes aztèques. Au terme de leur défaite contre Huitzilopochtli, le Dieu aztèque, ils croisent Merlin, un Enchanteur aux motivations bien floues, font un pacte avec un dragon, escaladent l'Olympe puis partent en guerre aux côtés d'Athéna. Car Everworld est à feu et à sang ; Ka Anor, une divinité extraterrestre, a lancé ses troupes de Hetwan, des créatures insectoïdes, à la conquête du monde. Irrésistible, ce « dévoreur de dieux » est sur le point de vaincre et de faire régner le cauchemar sur Everworld. Dans le fracas des armes et la fumée des batailles, David, Christopher, Jalil, April et les dieux de l'Antiquité ont encore un espoir : retrouver Senna, seule sorcière capable d'ouvrir la porte de retour vers la Terre.
Cycle tumultueux, Everworld se déroule entièrement dans cet univers foisonnant où l'auteur mêle toutes nos grandes mythologies. Le résultat est une aventure endiablée dans un cadre parfaitement cohérent. Le parti pris réaliste dans le traitement des lieux et des combats, qui va jusqu'à un brin de violence, confère atmosphère et personnalité au cycle tout entier. Le procédé d'écriture habituel de l'auteur (cf. Les Animorphs et Prénom Zoé), faire assumer la narration de chaque épisode par un protagoniste différent, donne une grande cohérence psychologique à l'ensemble. Alors ne boudez pas votre plaisir et plongez-vous sans attendre dans les vigoureuses délices de ce cycle mené tambour battant. En attendant la suite...
Stéphane MANFREDO Première parution : 1/10/2002 dans Asphodale 1 Mise en ligne le : 1/9/2004
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