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L'Homme total

John BRUNNER

Titre original : The whole man / Endless shadow, 1964
Science Fiction  - Traduction de Melissa MANCHETTE
Illustration de Serge CLERC
PRESSES DE LA CITÉ, coll. Futurama 2e série n° 7, 1er trimestre 1977
190 pages, catégorie / prix : nd, ISBN : 2-258-00218-4

Couverture

    Quatrième de couverture    
     Il s'appelle Gerry Howson. Il est petit, il est laid, il est infirme. Mais il y a dans son esprit une formidable puissance. Elle lui permettra de survivre dans une cité traumatisée par les désordres civils, sillonnée par les forces de l'ONU, et parfois aussi par des gangsters. Elle fera de lui le thérapeute numéro un d'Oulan Bator, où se regroupe l'élite d'une bien surprenante « Organisation Mondiale de la Santé ». Elle sera sa seule arme lorsqu'il s'aventurera dans des contrées où l'on n'accède que par la pensée, et où s'affrontent barbares, tigres, magiciens et dragons. Mais cette puissance est aussi une malédiction, et la tentation perpétuelle de s'abîmer volontairement dans la folie et de mourir immobile, les yeux ouverts, et de la poussière aux lèvres...
     Sur un thème classique, — la télépathie — , John Brunner, dont on n'a pas oublié Tous à Zanzibar ni le Troupeau aveugle, prouve de nouveau qu'il est au premier rang de la science-fiction contemporaine.


    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Annick Béguin : Les 100 principaux titres de la science-fiction (liste parue en 1981)
 
    Critiques    

     Décidément, Brunner est à l'honneur ces derniers temps, surtout à FUTURAMA : il est vrai qu'avec une cinquantaine de volumes publiés en anglais, il y a de quoi faire !
     The Whole Man (1964) commence un peu comme un Sturgeon (Howson est un misérable « moins qu'humain » avant de devenir un « plus qu'humain », car son cerveau en le dotant de télépathie a négligé son développement corporel), se poursuit par des plongées dicko-jeuriennes dans les théâtres intérieurs de ceux que — devenu « docteur psi » — il doit vaincre pour les guérir, et se termine par un « ending » un peu trop « happy » et moralisateur. Ces trois parties ont — un peu trop littérairement — pour titre les trois mots (pris en sens inverse) de Virgile « Mens agitat molem ».
     L'esprit meut la masse aussi dans The Dramaturges of Yan (1971) : la masse de toute une planète... mais l'esprit de qui ? Du dramaturge terrien qui va de planète en planète faire prendre conscience à un public innombrable de sa culture en la dramatisant ; ou des dramaturges dont parlent les épopées de l'âge d'or de Yan ; ou encore... ? Le drame en tout cas n'est pas pur spectacle, mais dans le rite, et la participation prend toute la dimension religieuse (qui relie) des tragédies grecques et des mystères médiévaux — et même au-delà.

George W. BARLOW
Première parution : 1/7/1977
dans Fiction 282
Mise en ligne le : 1/5/2012


 
Base mise à jour le 17 mai 2013.
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