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Critiques |
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Littérature |
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Fiche PDF |  |
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Fiche livre |  |
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Quatrième de couverture |  |
Kim Antieau David Calvo Fabrice Colin Dominique Douay Gardner Dozois David Gerrold Daryl Gregory Albert Guillaume Rhys Hughes Patrick Imbert James Patrick Kelly John Kessel Lasth Jonathan Lethem Mario Milosevic Federico Pezos Elmer Roessner Michaela Roessner Serge-André Matthieu Andrew Weiner
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Sommaire |  |
| 1 - (non mentionné), Ouverture, pages 5 à 7, Introduction | | 2 - Rhys HUGHES, La Vieille maison sous la neige où personne ne va sauf ce soir toi et moi (The Old House Under the Snow Where Nobody Goes, Except You and me Tonight), pages 9 à 38, trad. Sonia QUÉMENER | | 3 - Dominique DOUAY, Chambre d'hôte, pages 41 à 61 | | 4 - David CALVO & Fabrice COLIN, Oui, pages 63 à 76 | | 5 - Patrick IMBERT, La Conscience est une porte, pages 77 à 87, Portfolio | | 6 - David D. LEVINE, Titanium Mike à la rescousse ! (Titanium Mike Saves the Day), pages 89 à 102, trad. Sonia QUÉMENER | | 7 - Daryl GREGORY, Non-possible (Unpossible), pages 105 à 114, trad. Claire KREUTZBERGER | | 8 - Kim ANTIEAU, Errer dans l'Eden (Trudging to Eden), pages 117 à 133, trad. Ludivine ARNAUD | | 9 - Kim ANTIEAU, Inspirer les vapeurs (Breathing in the Vapors), pages 134 à 140, trad. André-François RUAUD | | 10 - Mario MILOSEVIC, Lettres de l'au-delà (Dead Letters), pages 141 à 147, trad. Sophie JANOD | | 11 - Elmer ROESSNER, Le Dragon de Somerset Street (Dragon on Somerset Street), pages 149 à 152, trad. Jean RUAUD | | 12 - Michaela ROESSNER, Née sous le signe du cheval (Horse-Year Women), pages 153 à 170, trad. Benoît BERTHÉZÈNE | | 13 - LASTH, Le Pouvoir irradiant ses mains, pages 171 à 181, Portfolio | | 14 - Serge-André MATTHIEU, Carnet de bal / 1 : Une affaire de mémoire, pages 182 à 188, Chronique | | 15 - Ted CHIANG, Le Marchand et la porte de l'alchimiste (The Merchant and the Alchemist's Gate), pages 189 à 212, trad. Julien BÉTAN | | 16 - Ted CHIANG, Ce sur quoi il faudra compter (What's Expected of Us), pages 213 à 215, trad. Julien BÉTAN | | 17 - Gardner DOZOIS, Contrefactuel (Counterfactual), pages 217 à 234, trad. Sophie DABAT | | 18 - James Patrick KELLY & John KESSEL & Jonathan LETHEM, 90% de tout (Ninety Percent of Everything), pages 237 à 305, Roman, trad. Renaud CERQUEUX | | 19 - Andrew WEINER, Dans le futur (In Future), pages 307 à 312, trad. Benjamin KUNTZER | | 20 - Albert GUILLAUME, À nous l'espace, pages 313 à 328, Portfolio | | 21 - David GERROLD, treize heures du soir (thirteen o'clock), pages 329 à 351, trad. Martine LONCAN | | 22 - Raphaël COLSON, Pour s'envoyer en l'air le regard / 3, pages 353 à 363, Chronique | | 23 - (non mentionné), Nos auteurs, pages 365 à 366, Dictionnaire d'auteurs |
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Prix obtenus |  |
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Critiques |  |
C'est sous une très belle couverture de Laurent Bourlaud que se présente le dernier Fiction en date, le tome 7. S'il reste un nombre considérable de coquilles, des erreurs de mise en pages en veux-tu en voilà (notamment au niveau des dialogues), des erreurs dans les références ( La Tour de Babel de Ted Chiang, citée deux fois, s'appelle La Tour de Babylone dans notre monde), sans oublier quelques traductions suspectes, il faut reconnaître que ça a été pire (souvenez-vous du tome 6 !). Seule la nouvelle de Kim Antieau (traduite, prétendument, par Ludivine Arnaud) tangente l'illisible, surtout quand passé simple et passé composé se mélangent un peu n'importe comment (la partouze grammaticale est un art difficile, avant tout pour ceux qui en sont spectateurs). Pour ce qui est du sommaire, il y a du très bon. Pour commencer, la novella de Rhys Hughes « La Vieille maison sous la neige où personne ne va sauf ce soir toi et moi », le texte (la plus originale des descentes aux enfers écrites jusqu'à aujourd'hui, et probablement encore pour quelques années) est insolite, déroutant, très bon de bout en bout, et extrêmement bien traduit par Sonia Quémener (qui, d'ailleurs, livre une autre très bonne traduction dans ce même tome). Cela faisait longtemps que je n'avais pas ressenti autant de plaisir à lire un texte, sentiment qui se répétera deux fois encore pour ce seul tome (malgré des traductions nettement moins convaincantes) avec le texte de Ted Chiang « Le Marchand et la porte de l'alchimiste » et la scatologique novella à six mains de Jonathan Lethem, James Patrick Kelly et John Kessel, « 90% de tout », qui a manqué me faire mourir de rire. Les autres textes sont moins marquants, à part celui des cousins Colin & Calvo, très bon, et celui de Dominique Douay, surprenant et divinement répugnant. Sans oublier le beau texte féministe de Michaela Roessner qui confirme tout le bien que je pensais déjà de ses écrits. Quant à la nouvelle de Daryl Gregory, « Non-possible », c'est sans aucun doute le texte le plus insignifiant qu'il m'ait été donné de lire de ce nouvel auteur américain plus que prometteur ( « Damascus », publié dans le Year's Best 24 de Gardner Dozois arrachait, pour le moins, la culotte à Yvette) Seul texte dont on se serait vraiment passé : « Inspirer les vapeurs » de Kim Antieau, un article « féministe » que je soupçonne d'être en fait écrit par un hell's angel phallocrate tant il est ridicule ; le meilleur passage est sans doute aucun celui où « l'autrice » nous explique qu'elle a compris que l'oncle de son petit ami, oncle soupçonné du meurtre de son épouse, est bel et bien coupable, croix de bois, croix de fer !, car cet immonde porc possédait dans ses toilettes une pile de revues pornographiques. Pas érotiques, madame, pornographiques, avec des gros-plans baveux. En poussant cette logique jusqu'au bout, je me demande quel génocide cette dame (si c'est bien une dame et non Larry Flint sous pseudo) serait capable de me mettre sur le dos après avoir consulté le contenu du disque dur de mon ordinateur ? Fiction, c'est aussi des dessins, des photos et des gribouillages : ceux de David Calvo sont laids et ne présentent pas le moindre intérêt (à part peut-être pour un pédo-psychiatre) ; le port-folio de Patrick Imbert est beau, mais politiquement convenu, dans un registre très proche de celui d' Appel d'air ; seul Lasth sort vraiment son épingle du jeu avec une BD évoquant le manga Akira et le meilleur de l'underground graphique (et typographique) new-yorkais. Un très bon numéro (même en prenant en compte les habituelles réserves grammaticales, typographiques, orthographiques, lexicales et autres). Thomas DAY Première parution : 1/7/2008 dans Bifrost 51 Mise en ligne le : 19/9/2010
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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