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Quatrième de couverture |  |
Le plus sûr ennemi de la peur — la peur du surnaturel — n'est pas le héros que l'homme, en ses rêves, délègue pour l'affronter ; c'est la connaissance dont la marche ininterrompue repousse toujours plus loin les frontières de l'inexplicable. Alors que, de siècle en siècle, l'homme perd sa capacité de s'effrayer de l'inexplicable, la peur elle aussi se civilise et les auteurs qui la manipulent en renouvellent les artifices. Ann Radcliffe soumet le cortège des évènements terrifiants des Mystères du château d'Udolphe à l'usage de ce qu'on appelle aujourd'hui le suspense. En déchaînant le monstre créé par Frankenstein (1818), Mary Shelley remplace le surnaturel par la science dévoyée. Carmilla (1871) et Dracula (1897) concilient classicisme et modernisme en introduisant un redoutable passager clandestin, le vampire, dans les fissures de la mythologie chrétienne. Inspiré à Gustav Meyrink par un légende effrayante du ghetto juif de Prague, Le Golem (1915) introduit ou renouvelle, sous le signe de la connaissance interdite, les thèmes du double et du transfert de personnalité. En mettant les puissances infinies de l'ésotérisme au service de la peur, ce roman génial, clôture par un véritable feu d'artifice la série d'explosion culturelle que ces cinq chefs-d'œuvre ont provoquées dans les arsenaux vétustes de l'épouvantes. FRANCIS LACASSIN
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Sommaire |  |
| 1 - Ann RADCLIFFE, Les Mystères du château d'Udolphe (The Mysteries of Udolpho), Roman | | 2 - Joseph Sheridan LE FANU, Carmilla (Carmilla) | | 3 - Bram STOKER, Dracula (Dracula), Roman | | 4 - Gustav MEYRINK, Le Golem (Der Golem), Roman | | 5 - Francis LACASSIN, Une série d'explosions dans les vieux arsenaux de la peur, pages VII à XIV, Introduction | | 6 - Mary Wollstonecraft SHELLEY, Frankenstein (Frankenstein, or the Modern Prometheus), pages 295 à 479, Roman, trad. Joe CEURVORST | | 7 - Jacques BERGIER, Qui est Frankenstein ?, pages 297 à 300, Introduction |
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Base mise à jour le
17 mai 2013.
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